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Vu d'Allemagne

Vladimir Poutine est-il sincère ?

La presse allemande s'intéresse aux derniers rebondissements après la proposition russe sur l'arsenal chimique syrien. Elle revient aussi sur le sort des blessés de guerre et des réfugiés syriens.

Russia's President Vladimir Putin talks to journalists in the far eastern city of Vladivostok, August 31, 2013. Putin said on Saturday that it would be utter nonsense for the Syrian government to use chemical weapons when it was winning the war, and urged U.S. President Barack Obama not to attack Syrian forces. REUTERS/Alexei Nikolskyi/RIA Novosti/Kremlin (RUSSIA - Tags: POLITICS) ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. IT IS DISTRIBUTED, EXACTLY AS RECEIVED BY REUTERS, AS A SERVICE TO CLIENTS

Die Welt se méfie de Vladmir Poutine et de sa proposition sur l'arsenal chimique syrien.

« Après l'initiative de la Russie pour une destruction des armes chimiques en Syrie, il existe à nouveau un espoir de trouver une solution diplomatique au conflit », estime Die Welt. Le journal, qui évoque le souhait de plusieurs pays occidentaux de présenter une résolution pour contraindre Bachar al-Assad à placer son arsenal chimique sous contrôle international, se montre pourtant très méfiant à l'égard de Moscou, grand allié de Damas. « Le président syrien est passé maître dans l'art de la tromperie et des coups en douce. C'est aussi le cas de son collègue russe Vladimir Poutine qui, devant les caméras, parvient tout à fait à se faire passer pour un innocent animal en peluche prêt à aider la Communauté internationale dans sa lutte contre les crimes de guerre en Syrie », commente le journal.

De son côté, la Frankfurter Allgemeine a mis à la disposition de ses lecteurs une carte de la Syrie sur laquelle se trouve les différentes bases militaires et points stratégiques du régime de Damas et surtout les endroits où seraient stockées les armes chimiques de Bachar al-Assad.

Die Tageszeitung consacre une page entière aux réfugiés syriens. « L'exil coûteux vers l'Europe », titre le journal, qui est allé jeter un coup d'œil du côté de l'Italie. Ces derniers jours, environ 700 personnes ont rejoint les côtes italiennes par bateau, la plupart d'entre eux viennent de Syrie. Sur les 8 premiers mois de 2013, environ 3000 demandeurs d'asile syriens, dont 1.600 sur le seul mois d'août, ont fait de même. Ils étaient seulement quelques centaines en 2011 et 2012. De là, ils espèrent rejoindre des pays comme l'Allemagne ou la Suède. Selon le quotidien, les réfugiés ont parfois dû verser à leurs passeurs des sommes astronomiques pouvant atteindre les 9.000 euros.

A Syrian woman and her daughter, who were wounded in the ongoing violence in Syria, lie on their hospital beds during their treatment at Ziv Medical Center in the northern Israeli city of Safed on August 28 2013. Dozens of Syrians have been taken across the border in the Golan Heights for treatment in Israeli facilities since the outbreak of violence in the Jewish state's northern neighbor. AFP PHOTO/MENAHEM KAHANA (Photo credit should read MENAHEM KAHANA/AFP/Getty Images)

C'est dans cette hôpital du nord d'Israël que sont soignés des blessés de guerre syriens.

La Süddeutsche Zeitung, quant à elle, s'est intéressée à un hôpital dans le nord d'Israël où des blessés de guerre syriens sont soignés. « Nous nous trouvons ici dans le couloir de l'horreur et de la douleur », écrit l'auteur de l'article. « Tout au fond, se trouve un garçon avec une balle logée dans la cuisse, à côté de lui, son frère, la cage thoracique fraîchement recousue, n'a plus qu'un moignon en guise de jambe gauche. » Ici, ils sont en sécurité, loin de leur patrie en guerre et pourtant au coeur d'Israël, en plein camp ennemi, commente le journaliste. Au total 16 patients syriens sont actuellement traités dans cet hôpital, 90 depuis le début de conflit. Mais ni les médecins, ni les autorités israéliennes, ni les blessés eux-mêmes ne sont autorisés à dire comment ils sont arrivés ici. Israël et la Syrie sont en officiellement en état de guerre depuis 1967 et leurs frontières communes sont remplies de fils barbelés et de champs de mines.

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