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Afrique

Vivre entre quartiers chauds de Bujumbura

A Bujumbura, la crise politique laisse sentir un impact sur la liberté de mouvement des habitants. En cause, le comportement adopté par les habitants des quartiers pour ou contre le Président Pierre Nkurunziza.

Écouter l'audio 02:03

"Ce que nous voulons, c'est la paix" (Habitante de Bujumbura)

Plus de deux décennies après la crise de 1993 qui a endeuillé le Burundi, la circulation d’un quartier à l’autre dans la capitale était plus que libre. Vingt deux ans plus tard, cet acquis est en recul, déplore Eric, habitant de Kamenge, suite à la situation sécuritaire précaire dans la capitale. Même les heures d’ambiance et de travail ont été réduites pour ce chauffeur, depuis une année.

"Ici à Kamenge ça va même à minuit on peut bouger mais, on ne peut pas aller à Cibitoke, on nous prend pour des ennemis, même un policier pourrait nous tirer dessus. Auparavant, on pouvait circuler dans tous les coins, aller au cabaret jusqu’à l’aube. Mais actuellement, tout le monde a peur. Pour des raisons de sécurité, à 18hoo, on ne va pas n’importe où. Nous rentrons tôt pour éviter toute éventualité en cours de route".

Certains déplacements ne sont plus aisés pour Evelyne qui habite Mutanga. Avec la crise, il a fallu arrêter d’aller à Kamenge pour des raisons de sa sécurité, contrairement aux années antérieures.

D’une part, les habitants des zones dites contestataires par rapport au troisième mandat du président burundais sont dans la peur de franchir d’autres quartiers. De l’autre, les zones sans opposition déclarée au régime sont taxées de mèche avec le pouvoir. Le dialogue inter burundais, amorcé depuis six mois, est seul sensée mettre fin à ces inquiétudes selon ces jeunes, qui en doutent néanmoins la conduite et l’évolution.

Cliquez sur l'image pour écouter le reportage de notre coorespondant à Bujumbura.

Par ailleurs, l'ONU juge illégale la détention de l'ex-policier Richard Hagabimana. A l’époque, le colonel de police avait contesté l’ordre d’ouvrir le feu sur les manifestants qui protestaient contre le troisième mandat du président Nkurunziza. C'est dans ce contexte politique tendu que le parti au pouvoir, CNDD-FDD, tiendra du 18 au 19 juin son congrés extraordinaire à Ngozi au nord du pays, province natale du president Pierre Nkurunziza.

De sources sûres, le remplacement du chef du parti, l'actuel president de l'Assemblée Nationale serait à l'ordre du jour dudit congrés. Par ailleurs, en ce qui concerne le dossier des éléves de Muramvya detenus pour le gribouillage d'une image du président Nkurunziza, selon l'un de leur avocats, les cinq élèves - deux filles et trois garçons- restent en prison. 11 élèves avaient été arrêtés et emprisonnés dans cette affaire.

Cinq jours plus tard, le parquet a décidé la remise en liberté de six d’entre eux dont l’âge était inferieur à 18 ans. Nous y reviendrons ce soir dans notre édition de 17h TU soit 19h de Bujumbura.

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