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International

Visite historique d'Obama à Hiroshima

Plus de 70 ans après le bombardement, l’événement fait toujours polémique. Mais Tokyo et Washington souhaitent faire de la visite d'Obama un symbole de leur alliance et de leurs efforts pour abolir les armes nucléaires.

Hibakusha : les Japonais ont un terme pour désigner les victimes directes et indirectes de l'attaque nucléaire. 140 000 personnes à Hiroshima, 74 000 à Nagasaki trois jours plus tard. Barack Obama tiendra un discours d'hommage aux victimes. Mais il ne fera pas d'excuses officielles : "Non, parce que je pense qu'il est important de reconnaitre que pendant une guerre, les dirigeants ont à prendre des décisions. Il revient aux historiens d'examiner le bien fondé de celles-ci."

Fallait-il larguer la bombe ?

De fait, les conditions du recours à l'arme nucléaire en 1945 font débat. Officiellement, il s'agissait de pousser les Japonais à la capitulation. Mais certains historiens y voient une démonstration de force des Américains. Terumi Tanaka, secrétaire général de l'association japonaise des victimes des bombes nucléaires, estime ce débat secondaire. "La question clé est la suivante: qui est le destinataire de ces excuses ? Les hommes et femmes qui ont subit et subissent les conséquences ont mérité des excuses. Mais une excuse générale n'est pas souhaitable. Cela pourrait faire obstacle à l'interdiction des armes nucléaires."

En avril 2016, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, avait préparé le terrain en venant se recueillir dans le Parc du mémorial de la paix.

En avril 2016, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, avait préparé le terrain en venant se recueillir dans le Parc du mémorial de la paix.

Terrain diplomatique glissant

Toshiki Fujimori, lui aussi membre de l'association japonaise des victimes des bombes nucléaires, critique l'attitude du gouvernement japonais, qui n'a pas exigé d'excuses. "Dans beaucoup d'interviews, on cherche à me faire dire que je ne souhaite pas d'excuses. C'est une tentative de créer un climat propice à la visite de Barack Obama à Hiroshima." Il faut dire que le terrain diplomatique est glissant. Dans la région, le rôle du Japon pendant la guerre reste controversé, explique Lee Wondeog, professeur de relations internationales de l'université Kookmi, en Corée du sud : "Le Japon était à la fois l'attaquant et la victime. Il a joué le rôle de puissance coloniale, et a subit cette attaque nucléaire. Certains pensent que le Japon pourrait utiliser ces excuses officielles pour se présenter comme victime."

50 000 Coréens, prisonniers au Japon en 1945, ont souffert des conséquences de l'attaque. Même sans excuses, le discours d'Obama sera écouté avec attention, au Japon et dans les pays voisins.

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