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Vu d'Allemagne

Visite du chef du gouvernement chinois en Allemagne

Au lendemain de la visite à Berlin du premier ministre chinois Wen Jiabao, la presse allemande commente les relations entre la Chine et l’Allemagne. Les grands quotidiens critiquent à l’unisson l’attitude de Berlin, qui ferme les yeux sur les carences démocratiques de la Chine pour privilégier un partenariat économique florissant.

Le chancelier allemand Gerhard schröder et le premier ministre chinois Wen Jiabao

Le chancelier allemand Gerhard schröder et le premier ministre chinois Wen Jiabao

Les relations entre l’Allemagne et la Chine sont excellentes, c’est ce qu’on entend de tous les côtés, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Selon une publication chinoise officielle, le succès de cette entente est dû à l’approche « pragmatique » des problèmes. Un « pragmatisme » que d’autres appelleraient plutôt de la basse complaisance envers un régime non démocratique. Et cette façon de cultiver les relations est uniquement favorable à l’économie.

Ce n’est pas le ministre des affaires étrangères qui décide de la politique chinoise de l’Allemagne, estime la Süddeutsche Zeitung, c’est le chancelier Schröder qui s’en occupe personnellement. Et il ne voit en Chine qu’une seule chose : un marché économique. Il était à prévoir qu’avec la croissance de la Chine la cupidité souvent aveugle envers le fabuleux marché chinois allait grandir elle aussi. Et pourtant il est triste d’observer le manque de dignité général avec lequel cette prévision se réalise. Dans le cas de la Chine, la politique extérieure allemande a déclaré forfait, conclut le journal de Munich, elle n’est plus à présent qu’une politique d’aide économique extérieure.

Pour la Frankfurter Rundschau, le silence semble devenir routinier à Berlin. Pendant la visite du premier ministre chinois on n’a pas entendu un seul mot à propos du Tibet, de Falun Gong, de la peine de mort ou autres détails sans importance. Cela rappelle les relations allemandes avec la Russie, poursuit le journal de Francfort, dans lesquelles il est interdit de prononcer le mot « Tchétchénie», nom d’un pays où les conflits restent l’affaire privée de la Russie. Mais taire les choses qui choquent n’est pas une méthode qui apportera beaucoup aux droits de l’Homme.

Pour le Handelsblatt de Düsseldorf, la tentative de rapprochement avec Pékin implique des sacrifices qui contredisent les principes mêmes de la démocratie : le refus d’une éventuelle indépendance de Taiwan, un Etat démocratique, et l’accord de l’annexion du Tibet. Ne serait-ce que les menaces de guerre que Pékin adresse régulièrement à Taiwan, conclut le quotidien économique, devraient rappeler à Berlin que la Chine est certes un partenaire important, mais que ce partenaire est tout sauf démocratique.

  • Date 05.05.2004
  • Auteur Aude Gensbittel
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