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Afrique

Violences meurtrières en RD Congo

Le bilan des violentes échauffourées qui ont secoué la RDC ce lundi s'alourdit. Le ministre de l'intérieur parle de 17 morts et de nombreux blessés. L'opposition protestait contre un report de la présidentielle.

Écouter l'audio 01:57

"Le point de la situation de Saleh Mwanamilongo à 17h TU"

Les heurts ont éclaté dans différentes localités de la RDC avant même l'heure de démarrage de la manifestation de l'opposition. D‘un côté, des manifestants scandant le départ de Joseph Kabila, de l'autre, des policiers lançant des gaz lacrymogènes pour les disperser.

Le ministre de l'intérieur, Evariste Boshab a avancé un bilan de 17 morts. Quelques heures auparavant, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende a annoncé que deux policiers ont été tués lors de l'attaque d'une permanence du parti présidentiel à Limete (centre-ouest de Kinshasa). Le ministre Mende a également confirmé qu'à la suite de ces violences, la manifestation de l'opposition a été annulée. Mais des images de personnes tuées à balles réelles font le tour des réseaux sociaux. L'opposant Martin Fayulu, membre de la Dynamique de l'opposition a été lui aussi blessé à la tête.

Ambiance de guerre

A Kinshasa, la capitale congolaise, des véhicules et pneus ont été brûlés. Une affiche du président Kabila appelant au dialogue n'a pas été épargnée.

A Lubumbashi, deuxième ville du pays, des témoins signalent une grande présence des militaires et policiers pour protéger les principaux bâtiments publics et opérer des patrouilles dans les quartiers réputés de l'opposition.

Contrairement à Kinshasa où les autorités avaient promis d'encadrer les manifestants, à Lubumbashi, elle est interdite. Et dans les deux villes, un climat de ville morte règne depuis ce matin, la population a préféré rester chez elle.

Cette marche est une sorte de préavis au Président Kabila, exactement à trois mois de la fin de son second mandat constitutionnel. Il y a une semaine déjà, des jeunes de l'opposition de Kinshasa et de Lubumbashi ont été arrêtés alors qu'ils préparaient ladite manifestation. A Limete, quartier du siège de l‘UDPS , la situation est calme mais avec une tension palpable. Quant au dialogue politique, ses travaux devraient reprendre mardi.

Ecoutez en cliquant sur l'image, le reportage de notre correspondant sur place (17h TU).

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