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International

Violences aux Philippines avant les élections de 2010

La police a découvert les corps de 57 personnes tuées dans un règlement de compte entre clans politiques rivaux. La présidente Gloria Arroyo a promis justice et décrété un jour de deuil national.

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Un policier montre le site où ont été retrouvés les corps mutilés

C'est dans la province de Maguindanao, sur l'île de Mindanao, qu'a eu lieu cette tuerie, un crime "odieux" qui suscite l'indignation internationale. Parmi les victimes figure une douzaine de journalistes. Ils accompagnaient l'épouse et des membres de la famille d'un responsable politique local, Ismaël Mangudadatu, qui voulait se porter candidat au poste de gouverneur de la province aux élections de mai 2010. Le convoi, composé en grande partie de femmes, a été enlevé par une centaine d'hommes armés puis conduit dans une zone montagneuse isolée. C'est là que les otages ont été exécutés, au fusil et à la machette, avant d'être enterrés à la hâte dans une fosse.

Militär Philippinen Soldat

L'armée renforce sa présence sur l'île de Mindanao

Etat d'urgence pour prévenir d'autres violences

La présidente Gloria Arroyo a décrété l'état d'urgence dans la province de Maguinadanao, ainsi que dans la province voisine de Sultan Kudarat et dans la ville de Cotabato. Selon elle, les Philippines connaissent les "pires violences politiques" de leur histoire. L'envoi de 500 soldats supplémentaires vise à empêcher tout acte de vengeance :

"Aucun effort ne sera épargné pour rendre justice aux victimes et pour que les coupables soient poursuivis. Le commandant de l'armée a mis en place des points de contrôle dans la région et stationné des troupes supplémentaires pour sécuriser les environs."

Karte Philippinen Region Maguindanao

Le fils du gouverneur suspect numéro un

Derrière ces paroles déterminées, Gloria Arroyo se trouve dans une position inconfortable. La police a en effet désigné un de ses alliés comme suspect numéro un : le fils du gouverneur Datu Andal Ampatuan, un homme extrêmement puissant qui a soutenu l'élection de la présidente. Comme son père ne peut plus se présenter à l'issue de trois mandats, Andal Ampatuan Jr., maire d'une commune de la province, brigue le fauteuil de gouverneur. L'expédition punitive aurait eu pour but de décourager son rival. Malgré ce coup porté à son clan, Ismaël Mangudadatu n'a pas pour autant renoncé à présenter sa candidature. Il souhaite que les coupables soient punis:

"J'appelle les autorités, la police et l'armée, à regarder la situation avec attention. C'était un acte idiot, barbare et satanique."

La présidente de la Commission pour les Droits de l'homme des Philippines, Leila De Lima, a appelé Gloria Arroyo à des actions immédiates. Selon elle, Andal Ampatuan Jr. est un "chef de guerre".

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