Victoire assurée pour dos Santos en Angola | Afrique | DW | 31.08.2012
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Afrique

Victoire assurée pour dos Santos en Angola

Vendredi, les Angolais étaient appelés aux urnes pour élire leurs députés. Le parti qui sortira vainqueur de ces élections sera celui qui nommera le prochain chef de l’Etat. Le MPLA au pouvoir est promis à la victoire.

Il faudrait vraiment un coup de théâtre pour que le MPLA, au pouvoir depuis près de 33 ans en Angola, ne remporte pas ces élections.

Voter, une chose rare en Angola

Voter, une chose rare en Angola

Le président sortant, José Eduardo dos Santos est en effet quasi-assuré d’être reconduit dans ses fonctions. Non pas « réélu » car en 33 ans de pouvoir sans partage, José Eduardo Dos Santos n’a jamais été élu directement par le peuple angolais. La seule élection présidentielle à avoir été organisée depuis 1975 – c’était en 1992 – avait été avortée pour cause de guerre civile. Et maintenant, en Afrique, il n’y a plus que l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema pour dépasser dos Santos en terme de longévité au pouvoir. Ces élections d’aujourd’hui en Angola sont d’ailleurs les troisièmes seulement depuis l’indépendance de 1975

Isaias Samakuva, leader de l'UNITA

Isaias Samakuva, leader de l'UNITA

Critiques de l'opposition

Le principal parti d'opposition, c’est l’UNITA, qui avait réclamé en vain un report du scrutin. Elle dénonce la corruption et les manipulations du pouvoir en place. Deux points sur lesquels elle est rejointe par plusieurs ONG de défense des droits de l’Homme, qui regrettent par ailleurs le faible nombre d’observateurs dépêchés pour surveiller le déroulement du scrutin. Lisa Rimli, spécialiste de l’Angola à Human Rights Watch:

« En 2008, l’Union européenne avait envoyé une grande délégation d’observateurs électoraux. Il y avait des observateurs de long terme, qui étaient présents dans toutes les provinces. Cette fois-ci, il y a beaucoup moins d’observateurs. Et ils n’ont toujours pas été accrédités, même les diplomates. Cela est vrai aussi pour les organisations de la société civile, notamment celles qui défendent les droits de l’Homme et sont connues pour leur indépendance. Le climat est à l’intimidation. Le droit de réunion est limité, les médias sont muselés… »

Un bilan déplorable

Une population qui ne profite pas des revenus pétroliers

Une population qui ne profite pas des revenus pétroliers

Se réclamant d’un marxisme pragmatique au départ, l'autoritaire président dos Santos a tenté d’ouvrir son pays à l’économie de marché. Il a multiplié les inaugurations d’écoles, de voies publiques, d’hôpitaux ces derniers temps, campagne électorale oblige. Mais tous les arcanes des institutions sont verrouillés par le MPLA, et surtout la grande majorité des Angolais vivent dans une pauvreté extrême et ne voient pas la couleur des revenus pétroliers de leur pays - le 2è producteur du continent.

Pourtant, de son côté, le chef de l'Etat s’est dit satisfait ce matin du déroulement de ces élections générales lors desquelles, il ne risque à vrai dire pas grand chose.

 

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