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Vu d'Allemagne

Vers une demande d'interdiction d'un parti d'extrême-droite?

Débat en Allemagne sur une éventuelle relance d’une procédure d’interdiction d’un parti d’extrême-droite, le NPD. Au moment où la communauté internationale commémore les 60 ans de la libération des camps de concentration et les victimes du nazisme, le parti national-démocratique provoque le scandale : des représentants saxons de ce parti d’extrême-droite ont comparé les bombardements alliés sur la ville est-allemande de Dresde, à la fin de la deuxième guerre mondiale, avec l’Holocauste. Les députés NPD ont également quitté la salle du parlement lors d’une minute de silence aux victimes du régime nazi. Tour d'horizon des commentaires de la presse allemande.

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« On ne peut rien attendre d’autre d’un bœuf qu’un bout de viande ». Un dicton populaire que reprend la tageszeitung qui ne se montre pas surprise des déclarations fracassantes de Dresde. Et le journal écrit : « Peut-on attendre des néonazis, une fois élus au parlement, qu’ils se comportent autrement que des néonazis ? ». La taz explique également qu’une interdiction ne règlerait pas le problème du succès de l’extrême-droite, alors que 9% des électeurs saxons lui ont donné sciemment leur voix. Le véritable problème n’est pas le parti, mais son électorat.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte des propos de Paul Spiegel, président du Conseil central des Juifs d’Allemagne, sur Deutschlandfunk. Une mise en garde contre le nombre croissant de jeunes qui adhèrent aux idées néonazies.

Die Welt

rappelle que les provocations sont monnaie courante dans la rhétorique de l’extrême-droite. Selon le journal, il appartient aux partis démocratiques degarder la tête froide, plutôt que de devoir faire à nouveau profil bas en cas d’échec d’une procédure d’interdiction, comme ce fut déjà le cas en 2003.

La Frankfurter Rundschau explique quant à elle pourquoi les avis sont partagés sur une demande d’interdiction. Des voix s’élèvent au sein de la CDU, pour réclamer une réponse politique plutôt que juridique au NPD. Les esprits restent minés par l’echec d’une première tentative d’interdiction, en 2003. Et les chrétiens-démocrates exhortent à « préparer soigneusement » un éventuel deuxième recours à la Cour constitutionnelle. Les Verts aussi craignent un « second flop », qui renforcerait les rangs de l’extrême-droite. Par ailleurs, le quotidien souligne que c’est moins le rôle du Ministère de l’Intérieur de participer à l’éducation politique des Allemands que celui des écoles, des médias, des églises, des associations et des parents. Un point de vue qui rejoint celui du chargé de la lutte contre l’antisémitisme à l’OSCE, Gert Weisskirchen, qui confie à la Frankfurter Rundschau que le mal antisémite est avant tout de nature sociale, et qu’il s’agit de combattre ses symptômes dès leur apparition. Afin de ne plus pouvoir relativiser l’Holocauste, irruption de la barbarie dans un monde [qui se croyait] civilisé.

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Le NPD a été créé en 1964. En 2003, il comptait environ 5000 membres. Une première tentative d’interdiction du parti avait échoué en 2003, car certains témoins au procès se sont avérés travailler pour l’État.

  • Date 24.01.2005
  • Auteur Sandrine Blanchard
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