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Afrique

Vers l'impunité au Nord-Mali ?

Les auteurs présumés de crimes de guerre commis dans le nord du Mali n'auront peut être pas à s'inquiéter d'éventuelles poursuites. Le gouvernement malien serait en train d'étudier une levée des mandats d'arrêt.

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Les mandats d'arrêt contre des responsables de groupes armés du Nord-Mali pourraient être levés.

L'information a été donnée par le ministre de la justice lui-même. La levée de mandats d'arrêt concernerait une vingtaine de personnes, notamment des responsables de groupes armés comme Ansar Dine, le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad, ou encore des responsables politique et militaires du MNLA, pourrait avoir lieu.

Préliminaire aux négociations

La décision suscite incompréhension et colère chez un certains nombre de Maliens. Mais pour Kalilou Sidibé, constitutionnaliste et enseignant à l'Université de Bamako, cette initiative entre dans l'ordre normal des choses.

« S’il faut respecter l’accord préliminaire de Ouagadougou, on ne peut pas lancer de mandat d’arrêt contre des gens avec qui on doit négocier ! Il y a le Mujao, on parle du massacre d’Aguelhock [en 2012, NDLR], dont il faut sanctionner les coupables, mais, dans le fond des choses, on ne peut pas lancer de mandats d’arrêt contre des suspects présumés et en même temps vouloir négocier avec eux. Je vous donne l’exemple d’Alghabass-Ag-Intallah, le fils du futur patriarche de Kidal. Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui… et vous voulez parler de réconciliation dans la région de Kidal ? »


Main tendue de Bamako

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a été clair : hormis l'unité nationale et l'intégrité du territoire, il est prêt à négocier sur tout. Alors que le Mali se dirige vers la tenue des assises du nord, les états généraux de la décentralisation et les législatives, les nouvelles autorités semblent jouer l'apaisement. C'est en tout cas l'avis Kalilou Sidibé :

« C'est l'inconvénient des accords de paix. Les gens ont l'impression que le nouveau pouvoir a menti aux gens en disant qu'il ne cédera pas, qu'il ira jusque boût et que les criminels seront jugés. Mais aujourd'hui, ils sont au pouvoir. Il y a la réalité des faits donc ils sont obligés maintenant de revenir à leur engagement initial. »

Quoi qu'il en soit, pour l'heure sur la question de l'Azawad, les rebelles touaregs et arabes ne veulent rien céder. Du côté de Bamako également on se montre intransigeant sur ce point.

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