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Afrique

Vers des négociations de paix au Mali

Des rencontres préparatoires à des négociations de paix avec les groupes armés du Nord ont débuté jeudi à Bamako. Organisées avec la Minusma, elles doivent faire progresser le pays sur la voie de la réconciliation.

Des pourparlers directs doivent avoir lieu avec les groupes armés du nord du Mali

Des pourparlers directs doivent avoir lieu avec les groupes armés du nord du Mali

La feuille de route adoptée lors de ces rencontres fixe un calendrier pour le début des négociations directes. Au cours de ces assises, les participants ont pris part à des ateliers : l'un sur le cantonnement et le processus de DDR (démobilisation, désarmement et réinsertion) et l'autre sur la réinstallation de l'administration et des services sociaux dans les trois régions du Nord du pays. C'est ce qu'explique Moussa Ag Assarid, le représentant du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) en Europe :

« Des experts vont analyser les différent accords qu'il ya eu depuis 1990 à nos jours, leur mise en œuvre. Ce qui a marché et ce qui n'a pas marché, pour éviter les erreurs du passé. Donc, ces enseignements-là permettront aux uns et aux autres d'éclairer les futures négociations qui devront avoir lieu entre les Azawadiens, la société civile de l'Azawad et le gouvernement malien. »

Changement de cap ?

Ibrahim Boubacar Keita souhaite que les Maliens mènent les pourparlers de paix

Ibrahim Boubacar Keita souhaite que les Maliens mènent les pourparlers de paix

Lors de l'ouverture des travaux, le Premier ministre malien, Oumar Tatam Ly, a annoncé que les futures négociations se dérouleraient sur le territoire malien. S'agit-il d'un changement de cap ? Peut-être, car avant lui, le président Ibrahim Boubacar Keita avait lui aussi souhaité que les Maliens eux-mêmes reprennent la main sur ces pourparlers de paix. Ce qui, de l'avis de certains analystes, écarte la médiation du Burkina Faso. Un avis que partage Mamadou Samaké, professeur de sciences politiques à l'Université de Bamako. Pour lui, le Burkina Faso ne peut détenir seul le monopole de la médiation. D'autres pays de la sous-région peuvent être impliqués :

« Le problème est d’abord un problème inter-malien. Donc le Burkina Faso n’est que facilitateur, médiateur. L’Algérie est un pays du champ qui a une longue frontière avec le Mali. Il est évident qu’elle ne peut pas être exclue. Mais le Maroc aussi, en tant que pays magrébin, peut contribuer à la solution ».

Discussions ardues

Jusqu'à présent, les négociations ont eu lieu sous l'égide du Burkina Faso

Jusqu'à présent, les négociations ont eu lieu sous l'égide du Burkina Faso

Les discussions ne seront pas faciles. Le MNLA veut une autonomie du Nord, avec l'instauration d'un Etat fédéral. Ce que ne veut pas entendre le gouvernement de Bamako. Et après ces rencontres préparatoires, les pourparlers inclusifs de paix seront organisés. Ils vont rassembler tous les groupes armés du Nord, la société civile et le gouvernement malien.

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