Venir en aide aux proches restés au pays | Destination Europe | DW | 12.01.2012
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Destination Europe

Venir en aide aux proches restés au pays

Les migrants sont des acteurs essentiels de l'économie mondiale. Selon la Banque mondiale, les transferts d'argent des travailleurs migrants vers leurs pays d'origine ont atteint 325 milliards de dollars en 2010.

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Une partie importante de l'argent difficilement mis de côté est perdue en frais de transfert

Incroyable mais vrai : ces versements représentent le triple du montant de l'aide publique au développement. Dans de nombreux petits pays, ils dépassent même un cinquième du produit intérieur brut (PIB) et constituent la principale source de devises étrangères.

Beaucoup de migrants ressentent le devoir de rembourser leurs familles qui leur ont donné de l'argent pour leur permettre de venir en Europe. C'est d'ailleurs souvent ainsi qu'elles s'endettent.

Une fois arrivés en Europe, la pression est forte pour leurs enfants : ils doivent trouver rapidement un travail bien rémunéré, non seulement pour gagner leur vie mais aussi pour envoyer régulièrement de l'argent vers leur pays d'origine.

Screenshot Internetportal www.geldtransfer.de

Des sites tels que www.geldtransfair.de proposent gratuitement et dans plusieurs langues des informations sur les transferts d'argent

Interdiction de travailler

Evidemment, pour un employé hautement qualifié invité par une grande entreprise, cela ne posera aucun problème. Mais qu'en est-il des étudiants ? Ils doivent passer des séries d'examens alors qu'ils ne maîtrisent pas encore complètement la langue du pays et ne sont, de toute façon, pas autorisés à travailler plus de dix heures par semaine. Et les demandeurs d'asile ? Eux n'ont le droit d'exercer aucune activité jusqu'à ce que les autorités aient statué sur leur demande, ce qui peut prendre des années. Que se passe-t-il s'ils tombent gravement malades ?

La plupart des migrants n'osent pas raconter comment se passe réellement leur vie à l'étranger. A ceux qui sont restés au pays, ils préfèrent dresser un tableau positif et dire qu'ils vivent dans le luxe. Ce qui ne profite pas aux générations suivantes qui prendront la route pour l'Europe, bien au contraire.

Auteur : Klaus Dahmann
Edition : Anne-Julie Martin

Economie et développement (Magazine)

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