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Vu d'Allemagne

Vague de violence en Turquie

Le président turc Recep Tayip Erdogan a déclaré mardi à Ankara qu'il poursuivrait sa campagne contre les militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) "jusqu'à ce qu'il ne reste aucun terroriste".

La flambée de violences qui frappe la Turquie actuellement est l'un des thèmes commentés dans les journaux ce mardi. Ces derniers jours encore une série d'attentats ont fait au moins une dizaine de morts et plusieurs dizaines de blessés.

Türkei Anschlag auf US Konsulat in Istanbul

Forces de sécurité après l'attentat sur le consulat américain dans le quartier "Sultanbeyli" à Istanbul, le 10 août.


"Difficile de déterminer qui se bat contre qui en Turquie !", estime la Süddeutsche Zeitung. Des extrémistes de la gauche radicale y sont actifs, tout comme des membres du parti kurde interdit PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan, ou encore les fanatiques de l'Etat Islamique. En ce moment, chacun semble avoir le doigt sur la détente, tel est le climat actuel en Turquie ! ", relève le quotidien de Munich.

„ Le gouvernement turc attribue les derniers attentats au PKK, relève le quotidien Neue Osnabrücker Zeitung. Quoi qu'il en soit, une chose est certaine : le temps de la tranquillité est passé. Récemment encore, le gouvernement et le PKK avaient pourtant essayé de régler par des négociations leurs vieux différends sur la question kurde. Maintenant, alors qu'il s'agit de combattre l'Etat Islamique, la violence entre le gouvernement Erdogan et le PKK reprend le dessus. Cela est fatal. Car si les deux parties se concentrent seulement sur leur conflit mutuel, la milice terroriste de L'Etat Islamique pourrait, elle, bien sortir gagnante de la situation", redoute l'éditorialiste.

Türkei Anschlag auf Polizeistation in Istanbul

Attentat sur un poste de police à Istanbul le 10.08.2015


"La Turquie risque de sombrer dans une guerre civile!“, estime le journal de Stuttgart, Stuttgarter Zeitung . "Il n'est pas trop tard pour éviter cela , mais cela exige de toutes les parties qu'elles reconnaissent les réalités. Et, en première ligne Erdogan. Il se conduit comme si ses fonctions de président lui assuraient tous les pouvoirs dont il rêve. Pourtant, les dernières élections lui ont montré les limites de son pouvoir et celles de son parti AKP. D'un autre côté, les activistes kurdes doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas imposer leur volonté en faisant des attentats.

Autre pays, autre thème : le Japon

Après la catastrophe de Fukushima et deux années sans électricité nucléaire, le gouvernement japonais a relancé ce matin un réacteur, celui de Sendai dans le sud-ouest de l'archipel. Cela quelques jours après le 70e jour anniversaire commémorant la bombe atomique lancée sur Hiroshima…

"En Occident, le rapport que l'on établit entre Hiroshima et Fukushima n'est pas seulement dû à la similitude des noms. Mais les Japonais, eux, n'associent pas l'utilisation militaire et l'utilisation civile de l'énergie nucléaire, relève le quotidien berlinois Tageszeitung. Cela s'explique avant tout par les décennies d'endoctrinement des autorités japonaises et des entreprises de la branche.

Japan Proteste gegen Inbetriebnahme von Atomkraftwerk

Un groupe de manifestants anti-nucléaire proteste contre le rédémarrage du réacteur de Sendai

Le mythe de la sécurité assurait qu'aucune radiation nocive ne pouvait s'échapper d'un réacteur nucléaire japonais ! Et ceux qui ne voulaient pas le croire étaient tout simplement réduits au silence, souligne le journal qui conclut : C'est ce qui explique le paradoxe de la situation cette année : la nation entière rend hommage aux victimes des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki et quelques jours plus tard, on redémarre une centrale nucléaire !"

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