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Vu d'Allemagne

Utimatum de l'ONU pour l'Iran

La crise nucléaire iranienne fait les gros titres des journaux allemands. Les ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et de l'Allemagne se sont réunis hier à Berlin pour préciser leur stratégie : ils ont donné 30 jours à l’Iran pour suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, mais ils n’ont pas prévu de sanctions contre la pays. Une demande rejetée dès hier par Téhéran et selon l'ambassadeur iranie n auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique, cette décision est « irréversible ».

Conférence à Berlin sur la crise nucléaire iranienne

Conférence à Berlin sur la crise nucléaire iranienne

Pour la Frankfurter Rundschau, la déclaration du conseil de sécurité ressemble plus à une demande de cadeaux au père noël qu’à un véritable ultimatum. Mais c’est la seule position sur laquelle les membres permanents et l’Allemagne ont pu s’entendre, dans une unité de façade. Deux questions essentielles résument le problème, estime le journal. Le gouvernement Bush veut-il réellement la guerre et ne cherche-t-il plus que le bon prétexte ? Et le gouvernement de Téhéran veut-il réellement la bombe atomique et déguise-t-il ce projet en programme nucléaire civil ? L’argument de l’énergie nucléaire à des fins civiles n’est pas forcément crédible, Israël, l’Inde et le Pakistan l’ont bien montré. Mais après tout, ce ne sont pas tous les pays en mesure de le faire qui se dotent de l’arme atomique, c’est ce que prouvent le Japon, l’Afrique du sud et plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du sud. Quant à la diplomatie, tout comme l’armement elle peut être le moyen d’atteindre certains buts et d’imposer ses intérêts. Le recours à la violence est gardé en réserve pour le cas où les simples pressions ne suffiraient plus.

Le résultat de la déclaration du conseil de sécurité, écrit le Tagesspiegel, c’est que l’Iran a gagné un mois de plus pour perfectionner la technique de l’enrichissement d’uranium. Les négociations ont montré que la Russie et la Chine n’étaient pas à la hauteur de leur tâche en tant que pays détenteurs du droit de veto et responsables de la paix dans le monde. Visiblement, les deux pays considèrent leurs intérêts économiques et énergétiques en Iran comme plus importants que la menace que représenterait une bombe atomique iranienne pour la région et au-delà. Sans parler des conséquences pour l’avenir du traité de non-prolifération atomique.

Lors de leur rencontre à Berlin, les chefs de la diplomatie des grandes puissances réunies n’ont pas précisé ce qu’ils comptaient faire si Téhéran s’obstinait dans son refus de coopérer, écrit la Süddeutsche Zeitung. La raison, c’est qu’ils ne le savent pas eux-mêmes. Des menaces donneraient au moins l’impression de pouvoir faire bouger les choses. Mais le problème dans le conflit nucléaire iranien, c’est justement que l’occident n’a pas vraiment de quoi menacer l’Iran et le régime islamique le sait bien. A cause de la résistance de la Chine et de la Russie, ainsi que des prix forts du pétrole, de véritables sanctions sont presque inconcevables. Quant aux options militaires, elles sont encore moins réalistes.

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