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Afrique

Une zone tampon à la frontière du Kenya sur le sol somalien?

Il y a trois semaines, des soldats kényans ont pénétré en profondeur sur le territoire somalien. C’était la riposte du gouvernement kényan après une série d’attentats des milices Shebab sur le sol kényan.

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Soldats kényans près de Liboi à la frontière de la Somalie

Face à ces attentats terroristes, ces enlèvements de touristes occidentaux et ces assassinats sur son territoire, le Kenya craint de perdre son attractivité touristique, l’une de ses principales sources de revenus.

Nairobi accuse les milices somaliennes islamistes shebab d’être responsables de tous ces crimes. Les islamistes somaliens nient et dénoncent "l’occupation" de la Somalie par le Kenya qui, lui, parle désormais de l'établissement d'une "zone tampon".

Cette opération militaire kényane peut-elle être considérée comme une occupation pure et simple du territoire somalien? Andy Asamoah, chercheur spécialiste de la Corne de l’Afrique à l’Institut d’Etudes de Sécurité à Nairobi répond:

"Vu le large soutien au sein de la communauté somalienne, à la fois en Somalie, au Kenya et ailleurs, on peut dire que la majorité des Somaliens ne ressentent pas cette opération comme une occupation…Seuls les shebab et leurs partisans parlent d’occupation. Les Shebab veulent exacerber les sentiments nationalistes pour recruter des combattants."

Kenia Oppositionsführer Raila Odinga

Raila Odinga

Entretemps, le Premier ministre kényan Raila Odinga et son homologue somalien du gouvernement de transition, Abdiweli Mohammed Ali, se sont rencontrés. Les deux hommes ont affirmé coopérer contre les milices shebab. Il s’agit selon Nairobi d’établir une zone tampon pour mettre un terme aux agissements des milices islamistes. Raila Odinga a assuré que son pays n’est pas intéressé à déployer des troupes sur le sol somalien pour une longue durée. Andy Asamoah estime cependant:

"Le Kenya risque de devoir rester un certain temps en Somalie. Cela va dépendre des résistances sur place et de la difficulté à sécuriser les territoires libérés des shebabs. En plus, il semble que maintenant, il n’est plus seulement question de la zone de 100 km autour de la frontière: on s’oriente davantage vers une élimination complète des shebabs du pays. Donc ,je pense que les forces kenyanes ne rentreront pas à la maison de sitôt, surtout s’ils ne veulent pas que les Shebabs reprennent les terres libérées."

Quoi qu’il en soit, le Premier ministre somalien a réaffirmé soutenir pleinement l’offensive kenyane. Mais il a précisé que le haut commandement des opérations dans la zone tampon sur le sol somalien est entre les mains du gouvernement somalien de transition.

Auteur: Philippe Pognan
Edition: Sandrine Blanchard

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