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Afrique

Une résolution sur le Burundi attendue à Genève

Quelques jours après la présentation d'un rapport d'enquête de l'Onu accablant, le Conseil des Droits de l'Homme s'apprête à adopter une résolution sur les crimes commis au Burundi. Que peut-on en attendre ?

Le Burundi, au cœur des débats de la 33ème session du Conseil des Droits de l'Homme à Genève

Le Burundi, au cœur des débats de la 33ème session du Conseil des Droits de l'Homme à Genève

Le texte doit être adopté dans le cadre de la 33ème session du Conseil des Droits de l'Homme à Genève. C'est devant cette assemblée que le rapport élaboré par des experts indépendants sur mandat de l'Onu a été présenté mardi dernier. Ses conclusions avaient été aussitôt rejetées par les autorités burundaises

Au regard de la densité du rapport de l'Onu, la plupart des spécialistes du Burundi estiment qu'il y a lieu d'espérer qu'une résolution du Conseil des Droits de l'Homme produise cette fois des effets. C'est aussi le point de vue de Me Bernard Maigain. Il est l'un des avocats des familles des victimes des exactions du régime de Pierre Nkurunziza, qui ont déposé une plainte à la Cour pénale internationale pour "crimes contre l'humanité" . "Au sein du Conseil de sécurité, on ne pourra pas rester indéfiniment dans une situation d'indifférence vis-à-vis de ce qui se passe au Burundi. Les enquêtes menées par la CPI vont permettre de dégager des responsabilités et de lancer des mandats d'arrêt. Il faudra les exécuter."

Les acteurs de la crise appelés à prendre leurs responsabilités

Pour l'ancien président burundais, Sylvestre Ntibantunganya, la résolution onusienne, mettra tous les acteurs de la crise que traverse le Burundi, devant leurs responsabilités. "Je crains qu'il y ait une conscientisation et une responsabilisation de tous les acteurs concernés en matière des droits de l'Homme au Burundi, pour qu'on évite tout dérapage possible dans ce secteur oh combien important des droits de l'Homme."

Les limites d'une résolution non contraignante

Le secrétaire général adjoint du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, est pour sa part sceptique. "Ceux qui ont commandité ce rapport feront tout pour qu'une résolution passe, estime Joseph Ntakarutimana. Cette résolution va donner une image d'un Burundi où tout brûle pour que le pouvoir et consorts tombent. Une résolution pourra passer mais je doute qu'elle soit consensuelle. Et comme elle ne sera pas consensuelle, je doute qu'elle soit contraignante."

De fait, le caractère non coercitif et contraignant d'une résolution du Conseil des droits de l'Homme vient émousser les espoirs nourris par les uns et des autres. Ce qui fait que la situation des droits de l'Homme risque de ne pas s'améliorer de sitôt au Burundi.

 

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