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Vu d'Allemagne

Une nouvelle ligne de démarcation en Europe?

Alors que plus de 67.000 immigrés clandestins ont été recensés en Hongrie depuis le début de l'année, le parlement de Budapest a adopté le projet d'une clôture de sécurité entre la Hongrie et la Serbie.

Die Flüchtlings-Krise an der Serbisch-Ungarischen Grenze

Grillage provisoire à la frontière entre la Serbie et la Hongrie

Depuis quelque temps, de plus en plus de migrants évitent de tenter la traversée de la Méditerranée à partir de la Libye pour rejoindre l'Europe et prennent la route des Balkans, via la Grèce, la Macédoine et la Serbie vers la Hongrie. Plus de 67.000 réfugiés seraient déjà entrés en Hongrie cette année selon Budapest.

Symbolbild Griechenland - Armut

Migrants clandestins près de la frontière hongroise

Sous le titre : "Mur de protection anti migratoire", le quotidien berlinois die tageszeitung, la taz constate que, quasiment à l'insu de l'opinion publique européenne peu ou pas informée, le Parlement hongrois a voté la construction d'un grillage de sécurité long de 175 km et de 3 à 4 mètres de haut, tout le long de la frontière avec la Serbie pour stopper le flux migratoire. La taz relève qu'en juin, lors de l'annonce de ce projet, la Commission européenne avait émis des critiques, établissant des parallèles avec l'ancien "rideau de fer" qui séparait l'est de l'ouest de l'Europe à l'époque de la Guerre froide.

Mais jusqu'ici, Bruxelles n'a pas réagi à l'adoption de ce plan, critique la taz qui se demande : est-ce la Grèce qui domine trop l'actualité ou bien les dirigeants de l'Union européenne qui donnent leur accord tacite à cette nouvelle ligne de démarcation au coeur de l'Europe ?"

La Grèce toujours à la Une

"L'Union monétaire en est toujours à un stade d'expérimentation, estime le quotidien Die Welt. Les critères du traité de Maastricht étaient concus pour forcer à l'unité, à l'intégration européenne. Mais, en Grèce, cela n'a pas du tout fonctionné, constate l'éditorialiste.

Une monnaie qui n'est pas basée sur des réserves d'or, ne repose sur rien d'autre que sur des accords et sur de la confiance. Si ces facteurs là ne jouent plus leur rôle, c'est d'abord la monnaie qui perd de sa valeur, et ensuite c'est le projet européen qui en souffre tout comme la Banque Centrale, le gouvernement grec et la démocratie elle-même", estime Die Welt.


Die Flüchtlings-Krise an der Serbisch-Ungarischen Grenze

Un vieil homme récupère des tomates jetées aux ordures près de Thessalonique

Le journal de Cologne, Kölner Stadt Anzeiger se demande pourquoi les pays de l'Eurogroupe continuent de négocier avec la Grèce et livre lui-même la réponse: "Parce que la Grèce est un pays stratégiquement important sur le flanc sud-est de l'Europe. Parce que les faibles et les pauvres sont toujours ceux qui souffrent de l'échec des élites politiques. Parce que la Grèce fait partie de l'Europe et qu'on ne peut pas la laisser sombrer dans la misère et l'instabilité. Cependant, conclut l'éditorialiste, il arrive un jour où la responsabilité des 27 autres Etats de l'Union européenne pour le 28ème doit toucher à sa fin."

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