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Afrique

Une loi qui fait polémique en Ouganda

C'est un texte qui limite désormais les manifestations publiques, et qui, selon des ONG de droits de l'Homme, risque de porter un coup sévère au débat politique. La loi vient d'être promulguée par le Président Museveni.

Pour l'opposition ougandaise et les organisations de défense des droits de l'homme, la nouvelle loi qui vient d'être promulguée par Yoweri Museveni est une atteinte grave à la liberté de rassemblement. Le texte octroie en effet de nouveaux pouvoirs à la police, qui pourra bloquer une réunion publique programmée pour débattre de politique dès qu'au moins trois personnes y participeront. En outre, chaque rassemblement devra être soumis à autorisation de la police, par écrit, une semaine à l'avance. Francis Mwijukye est opposant ougandais :

« La police ougandaise est devenue une force politique. Elle se bat pour le régime. Et nous, en tant qu'activistes, nous allons la combattre. Puisqu'elle agit comme une force politique, nous en tant qu'hommes politiques, nous allons la combattre politiquement »

Dans les rues de Kampala, les avis sont partagés. Si les partisans de l'opposition dénoncent la nouvelle loi, ceux du pouvoir par contre applaudissent estimant qu'elle ne fera que protéger les intérêts de la population :

Uganda Wahlen 2011 Opposition Kizza Besigye

L'opposition ougandaise entend s'opposer à l'application de la nouvelle loi

« Nous sommes surpris de l'adoption de cette loi. Il sera maintenant très difficile pour nous de parler de notre gouvernement. », « Cette loi est bonne pour l'Ouganda, parce que nous avons beaucoup de jeunes qui ne veulent pas travailler et qui profitent des rassemblements de l'opposition pour piller et saboter les activités économiques d'autres personnes.»

Au lendemain de son adoption par le parlement ougandais, en août dernier, Amnesty international s'était dressé contre cette loi. « Le gouvernement ougandais doit arrêter d'essayer d'écraser les droits à la liberté de parole et aux manifestations pacifistes ancrées dans la propre Constitution du pays et les lois internationales », avait notamment lancé l'ONG. Pour Human Rights Watch, la nouvelle loi est « un coup dévastateur porté à la liberté d'expression et de rassemblement ». Les élections générales en Ouganda sont prévues en 2016 et de nombreux défenseurs des droits de l'homme craignent surtout que le pouvoir ne se serve de ce nouveau texte pour museler davantage l'opposition.

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