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Afrique

Un sommet sur la Libye très critiqué par les Brazzavillois

Le comité de haut niveau de l’Union africaine sur la crise libyenne s'est réuni samedi au Congo. Dans la capitale, on estime que Denis Sassou N’Guesso devrait plutôt s'investir dans la résolution de la crise du Pool.

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"Le Congo aurait pu faire économie d’énergie et d’argent" (Maixent Hanimbat, activiste)

Le sommet de Brazzaville s’est achevé par un nouvel appel au dialogue aux protagonistes de la crise libyenne. Le président de la Communion de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a reconnu que la paix était un processus en Libye. Il a demandé que le dialogue se poursuive dans les villes libyennes.

A Brazzaville où s’est donc déroulé ce sommet, les analyses divergent. Didier Clotaire Boutsindi qui anime une organisation pour la paix au Congo, salue l’initiative de Denis Sassou N’Guesso : "Grâce à la réunion de Brazzaville, les Libyens vont laver leur linge sale en famille. Je crois que la paix va revenir dans ce pays déchiré par la guerre, car le président Sassou est un homme d’expérience et de paix," a-t-il indiqué.

Le Tchad mieux placé que le Congo

De son côté, le politologue Constant Ebara Péa a noté les difficultés du leadership brazzavillois pour conduire à terme les discussions entre Libyens. Il estime qu’un autre leader africain aurait pu mieux le faire : "Idriss Deby est préférable à Sassou N’Guesso à plus d’un titre. Le Tchad partage une frontière avec la Libye, ce qui fait que le président Deby a un pied dedans. Mais le problème c’est que le président Sassou N’Guesso s’est mis dans une stature de médiateur international, de sage africain, l’homme qui règle tous les conflits. Cette image a été écorchée et écornée à la suite du changement de la constitution et de son élection contestée", analyse le politologue.

Et la crise du Pool dans tout ça ?

Pour l’activiste Maixent Hanimbat, le président Sassou N’Guesso aurait pu s’investir pleinement dans la résolution de la crise du Pool qui sévit dans le sud du pays. Selon lui, le Congo aurait pu faire l’économie d’énergie et d’argent en appuyant juste l’initiative de la France. "Je me pose la question dans quelle mesure ce que nous faisons est complémentaire avec ce qui s’est fait à Paris où étaient présents tous les acteurs majeurs, y compris ceux qui sont impactés et qui sont aussi des acteurs de l’Union africaine, surtout dans un contexte où on prépare l’arrivée du FMI", a-t-il affirmé.

Le sommet de Brazzaville reste malgré tout une étape importante dans la résolution de la crise libyenne en ce qu’il initie le dialogue inter-libyen. Le comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye se donne rendez-vous fin octobre à Brazzaville pour évaluation.  

 

 

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