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Europe

Un sommet pour une "génération perdue"

L'Europe est malade de son chômage : les jeunes en sont les premières victimes. A Berlin, les chefs d'Etat de quelques 20 pays européens et leurs ministres du travail sont réunis pour trouver des solutions concrètes.

Un sommet pour combattre le chômage des jeunes en Europe s'est réuni à Berlin

Un sommet pour combattre le chômage des jeunes en Europe s'est réuni à Berlin

Face aux chiffres du chômage des jeunes, notamment dans les pays en crise du sud de l'Europe, les responsables allemands sont inquiets.

De jeunes manifestants du mouvement 15-M contre le chômage, réunis sur une place de Madrid

De jeunes manifestants du mouvement "15-M" contre le chômage, réunis sur une place de Madrid

Le taux de chômage est de 60% en Grèce, en Espagne, un jeune sur deux est sans emploi, et au total la moyenne des jeunes sans travail dépasse les 25% dans 12 pays d'Europe. Pour le président du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, c'est un problème "dramatique". Le sommet actuel prend la suite de "l'offensive pour l'emploi" lancée par Angela Merkel et Francois Hollande à Paris fin mai. La semaine dernière, les 27 se sont entendus pour débloquer 6 milliards d'euros très rapidement pour des garanties d'emploi ou de formation pour les jeunes après quatre mois de chômage. La chancelière Angela Merkel avait expliqué: " Mon ambition est de dépenser d'abord les 6 milliards. Et si dans un an et demi ils sont dépensés, il faudra voir ce que l'on fait. Mais ce qui serait bien c'est que les jeunes en Europe remarquent que l'on fait quelque chose pour eux."

Echanger les bonnes pratiques

Des jeunes au chômage font la queue devant un office pour l'emploi espagnol

Des jeunes au chômage font la queue devant un office pour l'emploi espagnol

D'autres fonds de l'Union européenne pourraient être mobilisés, si le besoin s'en fait sentir. Mais Angela Merkel l'a souligné dans différentes interviews avant le sommet: l'argent à lui seul ne suffit pas à résoudre le problème. Pour l'Allemagne qui peut se targuer d'un chiffre très bas du chômage des jeunes - quelques 7% seulement - la réunion des ministres du travail doit donc permettre d'échanger sur les "bonnes pratiques" comme le soutien à la mobilité, l'apprentissage des langues ou le système de formation allemand "dual", qui permet l'apprentissage en entreprise.

Reste que l'opposition dénonce une opération électorale. Le rival de Angela Merkel à la chancellerie, Peer Steinbrück, lui a reproché d'être "passé à côté du chômage des jeunes et de ne devenir active que beaucoup trop tard". Il estime également que l'enveloppe de six milliards d'euros est beaucoup trop modeste. Il faudrait y consacrer environ 20 à 21 milliards d'après lui. De son côté, le chef de la centrale syndicale allemande DGB, Michael Sommer, réclame un véritable "Plan Marshall" pour les jeunes.

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