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Afrique

Un référendum à l'arrière-goût de sang, au Congo

Des heurts ont fait au moins quatre morts hier, et une dizaine de blessés, en marge de manifestations anti-référendum, à Pointe-Noire et Brazzaville. Analyse du politologue Francis Kpatindé.

Écouter l'audio 02:07

"Le peuple de Brazzaville a les moyens de faire reculer Sassou Nguesso"(Francis Kpatindé)

Au Congo Brazzaville, un meeting de l’opposition a été interdit hier à Brazzaville, la capitale. Ce rassemblement visait à protester contre la tenue dimanche prochain d’un référendum constitutionnel devant permettre au président Dénis Sassou Ngesso de briguer un troisième mandat. Internet, les services SMS, et le signal de nos confrères de Rfi avaient été coupés.

Les Congolais ont-ils raison de s’opposer dans la rue à la tenue de ce referendum constitutionnel ? Ecoutez, en cliquant sur la photo ci-dessus, l’analyse de Francis Kpatindé, maître de conférences à Sciences Po Paris. Il répond aux questions d’Eric Topona.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s'entretient avec son homologue congolais, Jean-Claude Gakosso.

Le REDHAC, le réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale, dénonce des menaces de mort à l'encontre de plusieurs de ses membres au Congo.

Par ailleurs, en visite à Kinshasa, de l'autre côté du fleuve Congo, la sous-secrétaire d'État américaine à la sécurité civile, Sarah Sewall, a exhorté "toutes les parties [...] à dialoguer et à renoncer à l'action violente". L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a appelé pour sa part les forces de l'ordre congolaises à "s'abstenir de recourir à une force excessive".

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