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Afro-presse (hebdomadaire)

Un "plan Marshall pour l’Afrique" ?

L’Union européenne discute actuellement de l'idée d'accorder des aides financières supplémentairesur aux pays africains afin de relancer leur développement sur une base solide.

 

"Un plan Marshall pour l’Afrique", c’est ce dont parle volontiers le ministre allemand de la Coopération et du Développement, Gerd Müller. Une idée volontiers reprise par les dirigeants africains, comme par le président du Niger Mahamadou Issoufou, par exemple, mais dépassée selon de nombreux experts, rapporte la Süddeutsche Zeitung. Car dans la plupart des pays africains, les conditions politiques et économiques pour un tel programme sont inexistantes.

General George C. Marshall (picture-alliance/Everett Collection)

Le général américain George C. Marshall, auteur du plan Marshall pour reconstruire l'Europe après la Seconde Guerre Mondiale.

Lors de sa tournée en Afrique qui l’a conduite la semaine dernière en Ethiopie, au Mali et au Niger, la chancelière allemande a offert au président nigérien Mahamadou Issoufou une enveloppe de 17 millions d'euros pour le développement et de 10 millions d'Euros d'aide militaire. Une enveloppe plus que modeste comparée au "plan Marshall" que le président Issoufou a réclamé à l'UE!

Afrika Kanzlerin Merkel besucht Niger (Getty Images/AFP/B. Hama)

La chancelière allemande Angela Merkel a quelque peu refroidi les espoirs du président nigérien Mahamadou Issoufou.

L‘idée de forcer le développement économique par de l’argent est aussi ancienne que fausse, souligne l’éditorialiste. Toutefois, certains „gourous„ du développement tel que l’économiste Jeffrey Sachs ou le musicien Bono croient toujours en la formule: "plus d’argent = plus de développement". L’expérience montre cependant que cette formule est fausse, en Afrique en tout cas: les milliards d’aide au développement déversés pendant des décennies par les pays riches du nord ont abouti à un effet contraire de celui voulu: au lieu de rendre les pays du sud indépendants d’une aide étrangère, ces aides ont affaibli l’esprit d’initiative et renforcé encore la dépendance des pays assistés. Et, conclut le quotidien de Munich personne d’autre ne l’a mieux formulé qu’un autre président du Niger, l’ex-président Mamadou Tanja: "L’aide au développement a fait de nous un peuple de la main tendue ".

Diamanten-Mine in Botswana (AFP/Getty Images)

Or, argent, métaux précieux, diamants, le continent africain dispose de nombreuses richesses. Ici une mine de diamants au Botswana.

Même si de nombreux responsables européens rejettent l’idée d’un „plan Marshall", ils se prononcent tout de même en faveur de subventions supplémentaires pour redynamiser le développement en Afrique afin de réduire la pression migratoire et lutter contre les passeurs et l’émigration illégale.

Une fausse décision, estime l'éditorialiste. Selon lui, l’Afrique, continent riche en ressources naturelles et humaines, doit elle-même ouvrir de nouvelles perspectives, avec des administrations efficaces et une bonne gouvernance, sans se faire l’esclave d’une gigantesque industrie de l’aide étrangère qui n'est qu' une forme moderne du colonialisme"…

Autre thème: la décision de la CPI à l'encontre de l'ex- vice-président congolais Jean-Pierre Bemba

La Cour pénale internationale à La Haye  a déclaré mercredi l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba et ses quatre co-accusés coupables de subornation de témoins. Cela dans le but évident d'obtenir son acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Jean-Pierre Bemba a été jugé coupable selon le paragraphe 70 du Statut de Rome d'avoir influencé "de manière corrompue" quatorze témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages, rapporte die taz, die tageszeitung.

Niederlande Den Haag Internationaler Strafgerichtshof Anklage gegen Jean Pierre Bemba Kongo (picture-alliance/AP Photo/J. Lampen)

Jean Pierre Bemba fait l'objet du premier procès pour subornation de témoins de l'histoire de la CPI, lancé après que le bureau de la procureure a reçu une information de la part d'une source anonyme.

L’ancien chef de guerre a commis ces délits dans le but d'obtenir l’acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Jean-Pierre Bemba, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, un député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), et un témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l'argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une réinstallation et une sécurité en échange d'un faux témoignage devant la CPI. Huit des témoins ont confirmé les accusations devant la Cour, souligne le quotidien berlinois qui cite en conlusion un extrait du verdict du juge Bertram Schmitt : "Aucun système légal au monde ne peut accepter que des témoins soient soudoyés, incités à mentir ou briefés. La Cour pénale internationale non plus! "

La peine maximale peut atteindre cinq ans d'emprisonnement, une amende ou les deux, mais la défense envisage de faire appel.

 

 

 

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