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Afro-presse (hebdomadaire)

Un partenariat énergétique laborieux

Les projets énergétiques dans le nord de l'Afrique retiennent l'attention des journaux allemands. Il est question de Desertec, ce projet qui vise à produire de l'électricite d'origine solaire et éolienne au Sahara.

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Desertec regroupe plusieurs firmes européennes, principalement allemandes comme Siemens. Et le Tagesspiegel de Berlin a rencontré le directeur du projet Desertec chez Siemens, Bernd Utz. Desertec, souligne-t-il, est un concept destiné à produire du courant à partir de sources renouvelables, en Afrique du nord et au Proche-Orient, puis à approvisionner cette région et l'Europe en électricité propre. Les plans vont jusqu'en 2050. A tous ceux qui espèrent voir dès l'an prochain de grandes centrales thermiques partout nous disons que cela ne sera pas possible. A court ou moyen terme, explique Bernd Utz, il s'agit d'oeuvrer dans deux directions. En Europe il faut obtenir des responsables politiques un cadre régulateur qui autorise le transport et la commercialisation transfrontalière d'électricité provenant de sources renouvelables. En Afrique du nord il faut plaider pour un appui au projet en expliquant les chances qu'il recèle.

Unruhen in Zimbabwe

Manifestation de Zimbabwéens à Johannesburg en 2007

Autre sujet dans la presse allemande: la grande opération lancée en Afrique du sud, pour légaliser les millions de Zimbabwéens entrés illégalement dans le pays.C'est l'une des plus grandes opérations de légalisation de clandestins menées dans le monde, note la Tageszeitung. Elle concerne trois à quatre millions de Zimbabwéens qui ont voulu échapper à l'effondrement économique et à la répression politique dans leur pays d'origine. Ils auront jusqu'à la fin de l'année pour se faire délivrer en Afrique du sud de nouveaux passeports zimbabwéens, après quoi ils pourront demander un titre de séjour en bonne et due forme. Ceux qui ne le font pas pourront être expulsés à partir du début de l'année 2011. Un accord en ce sens a été conclu entre le Zimbabwe et l'Afrique du sud. Au début de l'opération le 20 septembre, poursuit le journal, des milliers de Zimbabwéens se pressaient avant même la levée du jour devant le consulat du Zimbabwe à Johannesburg pour déposer leur demande de passeport. Il leur en côute l'équivalent de 80 euros. Beaucoup de migrants zimbabwéens, explique la TAZ, ont créé en Afrique du sud des entreprises florissantes et ne veulent pas les perdre. Mais beaucoup aussi se méfient. Certains pensent que l'opération n'est qu'un piège pour fournir aux services secrets du président Mugabe des informations sur les opposants zimbabwéens vivant en Afrique du sud.

Kenia Referendum IDP

Une déplacée intérieure au Kenya

 

Le Kenya s'est doté au mois d'août dernier d'une nouvelle constitution. Mais à en juger par un article de la presse allemande, ce qui compte infiniment plus, pour les Kenyans, c'est la réforme foncière décidée au même moment. Comme le souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung, aucun autre sujet au Kenya ne soulève autant d'émotion que la question de la terre. La nouvelle loi foncière, qui doit encore être approuvée par le parlement, interdit la propriété foncière aux étrangers et limite la taille de la propriété privée. Des voix se sont élevées pour exprimer la crainte que le Kenya ne devienne un deuxième Zimbabwe, alors qu'aucun indice ne peut motiver une telle crainte, estime le journal. Plutôt que d'exproprier les terres appartenant à des étrangers, probablement sera-t-il interdit à partir d'une certaine date de vendre des terres à des non-Kenyans. Ceux qui veulent protéger leur propriété ont de toute façon une porte de sortie, poursuit le journal: la nouvelle constitution autorise la double nationalité, et il n'est pas difficile d'obtenir un passeport kényan. Mais ajoute notre confrère, tout cela n'est rien comparé à une tâche apparemment vouée à l'échec, à savoir démêler l'imbroglio de l'attribution des terres effectuée au cours des 40 dernières années et toujours motivée par des raisons politiques. Car la terre et la question de son appartenance est souvent au Kenya une question de vie et de mort.

Kongo Kämpfe

Afflux de réfugiés à Goma, 2008

 

La presse allemande revient aussi sur les conséquences de l'interdiction de l'exploitation minière dans l'est de la République démocratique du Congo. Elle a été annoncée le 11 septembre dernier par le président Kabila, alors en visite à Goma. Sans travail pas de paix, titre la Tageszeitung qui note que la fermeture des mines ne fait qu'aggraver la crise dans la région. Depuis 1993 les deux provinces du Kivu sont en guerre, deux millions de personnes fuient en permanence l'armée gouvernementale, les rebelles ou les milices. L'agriculture s'est effondrée. Les gens gagnent plutôt leur vie dans les mines d'or, d'étain ou de coltan. En temps normal, jusqu'à 1 000 tonnes de minerai d'étain, la cassitérite, quittent chaque mois les mines de Bisie. Depuis le 11 septembre ces mines sont officiellement fermées. Les 5 000 mineurs de Bisie se sont dispersés dans toutes les directions. La fédération locale du patronat a calculé que sans exploitaiton minière au Nord-Kivu ce sont deux millions de dollars de recettes qui échappent chaque mois à l'Etat - soit presque l'équivalent de la totalité du budget provincial.

Madagaskar Fischerhaus am Canal des Pangalanes

Maison de pêcheur à Madagascar

Enfin la Süddeutsche Zeitung évoque la découverte à Madagascar d'un petit mammifère carnivore jusqu'alors inconnu. Les chercheurs l'ont baptisé salanoia durelli, du nom du défunt zoologue amateur et écrivain Gerald Durell. Le petit animal ressemble à une mangouste, il pèse un bon demi-kilo, a un pelage brun, de larges pattes et des dents très acérées. Il se nourrit principalement de crustacées et de mollusques du lac Alaotra, dans le nord-est de Madagascar, où il a été aperçu pour la première fois en 2004. Mais note le journal, son avenir est incertain. Les marais du lac Alaotra sont gravement menacés par l'extension de l'agriculture.

Auteur: Marie-Ange Pioerron
Edition: Fréjus Quenum

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