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Allemagne

Un nouveau scandale agite la Bavière

Alors que l'affaire de la fraude fiscale concernant le président du club bavarois Bayern Munich n'a pas fini de défrayer la chronique, un autre scandale éclabousse des hommes politiques soupçonnés de népotisme.

Le président du groupe parlementaire CSU Georg Schmid dit renoncer aussi à d'autres mandats électifs

Le président du groupe parlementaire CSU Georg Schmid dit renoncer aussi à d'autres mandats électifs

Plusieurs responsables politiques de la Bavière, région dans le sud de l'Allemagne, ont recruté des membres de leurs familles qu'ils auraient largement rémunérés avec l'argent du contribuable. Principalement épinglée : l'Union chrétienne sociale (CSU) alliée au parti CDU de la chancelière Angela Merkel. L'affaire a été rendue publique par Barbara Stamm, la présidente du parlement régional. Au total soixante-dix-neuf élus siégeant au sein du parlement régional de la Bavière ont embauché, durant les précédentes législatures, parents, époux ou enfants. Ils ont ainsi abusivement utilisé au profit de leur famille, l'impôt versé par les contribuables. L'affaire met à nu une certaine perversité dans les rapports de ces responsables politiques vis-à-vis des affaires publiques.

La salle de plénière du parlement régional de la Bavière

La salle plénière du parlement régional de la Bavière

Mauvais présage avant des élections

D'après le document rendu public par Barbara Stamm, trente-neuf postes administratifs demeurent occupés par des proches d'hommes politiques membres de l'Union chrétienne sociale, alliée au parti CDU de la chancelière Angela Merkel et dont la Bavière est le fief. Vingt-et-un autres postes sont toujours occupés par des proches de membres du parti social démocrate, un parti d'opposition, un pour le parti des Verts et un autre poste occupé par un proche d'un député sans groupe parlementaire. Depuis l'an 2000, plus aucun député n'avait le droit de recruter des parents issuS du premier cercle familial. Or durant les années qui ont suivi, la pratique a continué en violation de cette interdiction.

L'affaire qui intervient à quelques mois seulement des élections régionales suscite une vague d'indignation et plusieurs démissions ont déjà eu lieu. C'est le cas du président du groupe CSU au parlement régional de la Bavière, Georg Schmid. Il avait embauché sa propre épouse qui gagnait cinq mille cinq-cents euros de salaire mensuel.