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International

Un nouveau Premier ministre pour le Pakistan

La situation politique dans le pays reste confuse et agitée. Après la destitution mardi du Premier ministre Youssouf Raza Gilani par la Cour suprême, le Parlement d'Islamabad a élu son successeur : Raja Pervez Ashraf.

Le parlement d'Islamabad

Parlament in Pakistan Islamabad

La destitution de Youssouf Raza Gilani avait été le point d'orgue de rapports très tendus entre la justice et le gouvernement. Fin avril, le Premier ministre avait en effet été condamné pour outrage à la Cour pour avoir refusé d'ouvrir des enquêtes pour corruption contre le président Asif Ali Zardari. Mais alors que les problèmes du pays ne font que croître, les luttes intestines pour le pouvoir soulèvent de plus en plus l'indignation des Pakistanais.

Raja Pervez Ashraf, nouveau Premier ministre pakistanais

Raja Pervez Ashraf, nouveau Premier ministre pakistanais

Un deuxième choix

Le parlement a élu cet après-midi le candidat désigné par le PPP, le parti du peuple pakistanais, au pouvoir. Il s'agit de l'ancien ministre de l'Eau et de l'Energie, Raja Pervez Ashraf, un deuxième choix pour le PPP. Peu de temps après la nomination d'un premier candidat, le ministre du Textile, Makhdoom Shahabuddin, un tribunal a émis un mandat d'arrêt contre lui pour violation des quotas à l'exportation d'éphédrine, produit chimique utilisé dans la fabrication de méthamphétamines, alors qu'il était ministre de la Santé. Encore une affaire qui n'a pas calmé la situation. Une majorité de Pakistanais s'affirme lassée des embrouilles et ressent de la colère face aux magouilles politiques, comme ce conducteur de rischka à Islamabad : “C'est bien que les juges fassent leur travail. C'est tout le gouvernement qui doit disparaître .“

Les militaires en filigrane

Tandis que justice et gouvernement luttent pour la mainmise sur les institutions, les militaires tentent en arrière-fond de renforcer encore leur influence. Le peuple pakistanais, lui, se voit confronté à une montagne de problèmes: écoles et hôpitaux sont dans un état de délabrement avancé. L'économie est en chute libre et la misère grandit. Les délestages sont quotidiens et durent souvent toute la journée dans certaines régions.

Makhdoom Shahabuddin avait été désigné candidat, mais la justice l'a rattrapé

Makhdoom Shahabuddin avait été désigné candidat, mais la justice l'a rattrapé

Enfin, les islamistes commettent de plus en plus d'actes terroristes meurtriers. Les Pakistanais sont découragés, comme cet habitant de Quetta dans la province du Balouchistan: “Chez nous ici dans la province du Balouchistan, il y des assassinats ciblés et des attentats terroristes tous les jours. Aujourd'hui c'est un professeur qui a été abattu, hier une bombe qui a déchiqueté des enfants. Et le gouvernement ne fait rien contre cela. Il ne nous procure ni sécurité, ni courant électrique. Les juges font bien leur travail!“

C'est aussi l'avis de Mohammad Ashraf, habitant d'Islamabad: "Que les juges soient stricts, c'est bon pour le pays. Car la situation est mauvaise et le gouvernement n'a rien fait jusqu'ici. L'éviction de Gilani du poste de Premier ministre est juste! Tous doivent apprendre à respecter la Loi!“

La justice veut chasser le président Zardari du pouvoir, le considérant comme corrompu, lui, tout comme son parti du PPP. Et quel que soit le candidat qui sera élu ce vendredi, il est quasiment certain que la justice ne le laissera guère souffler.

Cette lutte pour le pouvoir entre une justice, que certains observateurs qualifient de politique, et le parti PPP au pouvoir, pourrait profiter à un tiers: l'armée qui, de son côté, agit selon son gré, sans qu'aucune instance ne la contrôle vraiment. Ce ne serait pas la première fois que la puissance nucléaire qu'est le Pakistan serait gouvernée par un général.

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