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Afro-presse (hebdomadaire)

Un nouveau départ entre l'Allemagne et l'Afrique

L'Afropresse revient cette semaine sur l'élection présidentielle en Somalie et le sommet économique germano-africain de Nairobi, qui suscite l'enthousiasme de certains journaux allemands cette semaine.

Entwicklungsminister stellt in Kenia Aufbauplan für Afrika vor (picture alliance/dpa/B. Otieno)

Le ministre allemand de la Ccopération Gerd Müller, aux côtés du ministre kényan des Finances Henry Rotich, de Fred Matiang'i du ministère de l'Éducation et de la ministre kényane des Affaires étrangères Amina Mohamed

Jusqu'à un million d'euros, c'est la somme que certains ont déboursé en Somalie pour être député et avoir le droit d'élire le nouveau président. La Süddeutsche Zeitung présente une Somalie rongée par la corruption. Mercredi, un collège de 329 parlementaires, reclus dans l'aéroport de Mogadiscio, a élu un ancien Premier ministre à la fonction suprême. Tout n'était pas parfait, a assuré le représentant de l'ONU. Un sacré euphémisme. La seule femme dans la course à la magistrature suprême a retiré sa candidature, "en raison du niveau choquant de la corruption", cite le journal. 

Somalia Mohamed Abdullahi Farmajo (Getty Images/AFP/M. Haji Abdinur)

Mohamed Abdullahi Farmajo est le nouveau président somalien

La Somalie est aussi sous influence étrangère: Ethiopie, Qatar, Soudan, l'Europe, les Etats-Unis,… Selon le journal, le nouveau chef de l'Etat aurait empoché pour sa campagne des millions provenant des pays arabes – suscitant des espoirs pour la construction d'infrastructures. Mais derrière ce tableau noir, une lueur d'espoir:  la province autonome du Somaliland. Ce n'est pas ici que les milliards de la communauté internationale ont été dépensés. Ce n'est pas pour cette province que des conférences internationales de paix ont eu lieu. Mais c'est dans cette province que la situation sécuritaire est bonne, que le commerce est florissant, écrit le journal munichois. On en est encore loin en Somalie, où la sécheresse est actuellement en train d'affamer les habitants.

Un territoire d'opportunités

La rencontre cette semaine entre les autorités et des entrepreneurs allemands avec leurs homologues africains à Nairobi a aussi été beaucoup commentée. L'économie allemande est intéressée comme jamais auparavant par le continent africain, écrit Handelsblatt. De nombreuses entreprises allemandes le voient comme un territoire d'opportunités. Airbus, BASF, Robert Bosch, Siemens et Volkswagen, elles sont nombreuses à vouloir investir davantage dans la fourniture d'énergie renouvelable, la gestion de l'eau, la chimie ou l'informatique. Pas question de laisser toute la place aux Chinois, déjà très présents.

Südafrika Volkswagen Werk Mitarbeiterin Polo Produktion (picture-alliance/Volkswagen/F. Gentsch)

Volkswagen est déjà implanté en Afrique du Sud

Il est clair que les relations économiques avec les pays d'Afrique sub-saharienne vont évoluer, veut croire le quotidien économique. En 2015, le volume du commerce allemand s'élevait à seulement 26 milliards d'euros - autant qu'avec la Slovaquie.

Gerd Müller, le ministre allemand de la Coopération revient toujours en Afrique, note la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le ministre veut ranger, mettre de l'ordre et de la croissance. Il présente un plan Marshall pour l'Afrique. Son objectif est d'apporter des réformes pour que le secteur privé  prospère. Donc, il veut soutenir les "champions de la réforme”. Il veut des échanges de biens "équitables" avec les pays d'Afrique sub-saharienne, écrit le journal de Francfort. Le ministre a présenté les mesures de formation professionnelle qui seront offertes à de jeunes Africains, car "les entreprises qui investissent en Afrique ont besoin de professionnels bien formés et les jeunes ont besoin de perspectives d'avenir". Du point de vue de l'économie allemande, c'est l'heure d'un nouveau départ dans la politique allemande pour l'Afrique.

Un train dans un parc national protégé

Un autre journal a profité du sommet à Nairobi pour s'intéresser à une polémique sur le développement économique qui agite la capitale kényane.

Nairobi Skyline Kenia Zebras (Getty Images)

Vue sur Nairobi depuis le parc national de la capitale kényane

 die tageszeitung explique que la première partie de la ligne de chemin de fer entre le port de Mombasa et Nairobi – un projet vieux de 100 ans - doit s'achever cette année. Et c'est la deuxième partie du tracé qui pose problème: six kilomètres doivent traverser le parc national de Nairobi. C'est pourtant un oasis de verdure de 117 km², avec toute la richesse de la faune kényane – excepté l'éléphant. Un endroit accessible à tous, à l'entrée gratuite, où les habitants de Nairobi peuvent venir se ressourcer, explique le journal berlinois. La ligne de chemin de fer qui le traverserait du nord au sud coûterait déjà 1 milliard d'euros. Alors pas question pour le gouvernement de trouver un itinéraire alternatif plus cher. "Pourtant la construction de la ligne détruira la beauté du parc", se désole un écologiste local.

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