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Migration

Un musulman sur deux s’investit dans l’aide aux réfugiés

Selon un rapport de la Bertelsmann Stiftung, les bénévoles musulmans permettent de créer des liens importants entre les migrants et la population allemande.

La fondation Bertelsmann prône davantage de formations pour les bénévoles qui aident les réfugiés (Getty Images/S. Gallup)

La fondation Bertelsmann prône davantage de formations pour les bénévoles qui aident les réfugiés (Getty Images/S. Gallup)

Cours d’allemand, dons de vêtements, démarches administratives : 44 % des membres de la communauté musulmane en Allemagne se sont engagés dans l’aide aux réfugiés d’une manière ou d’une autre en 2016, à en croire une étude de la fondation Bertelsmann. Parmi les chrétiens cette fois, 21 % des interrogés ont fait du bénévolat l’année dernière, contre 17 % parmi ceux qui se disent non-croyants. Plus globalement, le rapport affirme qu’un Allemand sur cinq a apporté son soutien l’année dernière.  

Construire des ponts

Malgré ce fort soutien des communautés religieuses en Allemagne, dans seulement 2 % des cas les enquêteurs ont constaté des motivations confessionnelles, que ce soit chez les musulmans ou les chrétiens. La majorité des personnes interrogées expliquent qu’ils ont en revanche milité pour davantage d’ouverture aux autres religions, alors que des voix s'élèvent régulièrement pour déconcer un supposé processus de radicalisation des réfugiés. D’après Stephan Vopel, expert des questions sociales à la fondation Bertelsmann, les bénévoles musulmans permettent en réalité de construire des ponts entre les réfugiés et la société allemande.

L’étude démontre également que la proximité géographique avec un centre d’accueil est déterminante quant à la disposition d’une personne à apporter son aide. Ceux qui se retroussent le plus les manches sont ceux qui habitent dans les environs des structures d’hébergement. Ce constat est d’autant plus intéressant qu’il s’oppose au préjugé selon lequel la présence de réfugiés créerait des problèmes de voisinnage.

Différences religieuses et régionales

Enfin, la fondation Bertelsmann s’est également penchée sur les disparités entre l’est et l’ouest du pays. Une idée reçue voudrait que les Allemands de l’est soient moins enclins à aider les réfugiés, notamment en raison des poussées extrémistes dans les régions de l’ex-RDA. Pourtant, selon l’étude, un Allemand sur cinq s’est porté bénévole plusieurs fois par semaine l’an dernier dans l’est du pays, alors qu’ils ne sont qu’une personne sur dix dans l’ouest.

 

cmb/rc/mw avec AFP, epd

 

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