Un homme de poigne aux finances | Allemagne | DW | 23.10.2009
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Allemagne

Un homme de poigne aux finances

La formation du gouvernement allemand est entrée dans la derniére ligne droite. Il aura fallu trois semaines de difficiles négociations pour arriver à un accord de gouvernement

ARCHIV - Bundesinnenminister Wolfgang Schaeuble gestikuliert waehrend einer Pressekonferenz am 11. Juli 2006, in Berlin. Innenminister Wolfgang Schaeuble soll neuer Finanzminister werden. Das verlautete am Freitag, 23. Oktober 2009 aus Unionskreisen in Berlin. (AP Photo/Franka Bruns,file) --- FILE _ German Interior Minister Wolfgang Schaeuble gestures during a press conference in Berlin, Tuesday, July 11, 2006. Schaeuble and the Interior Minister of Bavaria, Guenther Beckstein, were satisfied with the security meassures taken during the Soccer World Cup in Germany. (AP Photo/Franka Bruns,file)

Un homme fort pour un maroquin difficile, les finances

Des négociations difficiles car la nouvelle coalition comporte trois partenaires, les conservateurs d'Angela Merkel ainsi que ses alliés de la Bavière, les chrétiens sociaux. Et le parti Libéral qui a remporté un score important aux législatives -. A trois ils doivent donc former un nouveau gouvernement avec le défi de réaliser les promesses électorales, - celle du parti Libéral justement - de baisser les impôts alors que les caisses de l'état sont vides. Alors où en est-on sur l'accord de gouvernement et la répartition des postes?

Il semble que l'on soit trés près du but. Tellement près d'ailleurs que certains noms de la nouvelle équipe d'Angela Merkel circulent déjà: le populaire et aristocratique ministre de l'économie Karl-Theodor zu Guttenberg, deviendrait ministre de la défense. Il sera certainement l'un des plus jeunes á occuper ce poste dans l'histoire de l'Allemagne. Et puis - et c'est la surprise - le ministère clé des finances serait attribué à Wolfgang Schaüble, actuellement à l'intérieur et qui s'y est fait une réputation d'homme à poigne.Cela ne peut pas nuire en période de crise. Enfin traditionnellement c'est au chef du parti libéral que revient la diplomatie. Un nom à retenir donc Guido Westerwelle. Il serait plus ouvert à une adhésion de la Turquie à l'union européenne. Les partenaires de la coalition espèrent annoncer la répartition des portefeuilles dès demain samedi et mercredi prochain le Bundestag, le parlement allemand doit reconduire Angela Merkel dans ses fonctions de chanceliére.

Accord des dossiers emblématiques

L'Allemagne, premiére économie européenne, qui s'est endettée dans des proportions historiques pour faire face à la crise, veut tout de même doper son économie avec des baisses d'impôts. Mais l'idée d'un "budget fantôme" qui permettrait de détacher certaines dépenses du budget fédéral et ainsi de l'alléger a été abandonnée - en tous cas pour 2009. Sur le sujet sensible de la santé, l'accord prévoit de sérieuses corrections à la réforme lancée par le gouvernement précédent et les quelques 50 millions d'assurés sociaux publics risquent d'y être de leur poche. Mais la réforme en tant que telle est maintenue contre la volonté du parti Libéral. Accord également sur un autre point très controversé, l'énergie nucléaire. Comme prévu le nouveau gouvernement va prolonger la durée de vie des centrales qui devaient fermer d'ici 2020. Mais l'accord relègue le nucléaire au rang "d'énegie de transition" face à l'élecricité verte. Enfin l'éducation doit bénéficier d'un sérieux coup de pouce...

elisabeth cadot/Jean-Michel Bos