1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Vu d'Allemagne

Un ex-président sur le banc des accusés

Les grands quotidiens commentent l'annonce du tribunal de Hannovre, hier, de l'ouverture prochaine d'un procès contre Christian Wulff. L'ancien président allemand est poursuivi pour trafic d'influence.

L'ancien président allemand Christian Wulff

L'ancien président allemand Christian Wulff

Christian Wulff est accusé d'avoir laissé un ami régler des frais personnels en échange de son soutien pour la production d'un film. Une affaire qui remonte à l'époque où il dirigeait la région de Basse-Saxe et qui, lorsqu'elle avait éclaté au grand jour l'an dernier, avait entraîné sa démission du poste de président fédéral.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, écrit la Süddeutsche Zeitung, la décision du tribunal de Hannovre est comme une deuxième chance pour Christian Wulff. Certes, la plainte contre lui et son accolyte David Groenewold a été jugée recevable, mais la procédure ne concerne désormais qu'un trafic d'influence, et non plus des actes de corruption.

Il est peut-être le premier président fédéral à se retrouver sur le banc des accusés, mais on est loin de l'indignation qui a entouré sa chute. Même s'il a échoué sur le plan politique, Christian Wulff peut espérer sauver son intégrité devant la justice. Les chances sont à 50-50, estime le quotidien.

Christian Wulff a rejeté l'offre du parquet de Hannovre

Christian Wulff a rejeté l'offre du parquet de Hannovre

Il n'est pas resté grand-chose de l'avalanche de soupçons de corruption qui avait déferlé sur Christian Wulff, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L'ex-président aurait même pu se faciliter les choses en acceptant de payer une amende contre l'annulation de la procédure, mais il a refusé. Cela dénote une force de caractère qui lui a malheureusement manqué pendant son court mandat.

En refusant l'amende, Christian Wulff avait sûrement misé sur le fait que la plainte du parquet ne serait pas recevable, pense die tageszeitung. Il a perdu son pari. Néanmoins, il ne s'agit pas de grosses sommes d'argent, ni de grandes fautes. Si Wulff est condamné, il ne restera pas dans les annales comme un scélérat, mais comme un petit criminel.

Pour Die Welt, il y a deux conclusions à tirer de la décision du parquet de Hannovre. D'un côté, que le soupçon selon lequel Christian Wulff n'avait pas exercé de façon tout à fait exemplaire sa fonction de ministre-président de Basse-Saxe n'était pas complètement tiré par les cheveux.

De l'autre, que contrairement aux accusations, Christian Wulff n'a pas été impliqué dans des actes de corruption. Il serait peut-être temps de se demander si une longue procédure est vraiment nécessaire. Ou bien si, étant donné la somme modique dont il est question, on ne pourrait pas, quand même, envisager un compromis.

La rédaction vous recommande

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !