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Afrique

Un dimanche décevant dans le Nord-Mali

Les Maliens attendaient les élections municipales avec impatience. Dans le nord, certains habitants n'ont pas pu voter.


Les élections municipales d’hier, au Mali, n’ont pas pu se tenir sur l’ensemble du territoire. Nous avons joint plusieurs journalistes dans différentes localités pour qu’ils se fassent l’écho de la journée électorale dans leur commune. Malheureusement, la piètre qualité sonore des enregistrements ne nous permet pas de les diffuser. Petit résumé d’un dimanche électoral très attendu mais assez décevant dans le nord.

Participation autour de 30% à Bamako

Là où les Maliens ont pu voter, le scrutin a pris des airs de duel entre le RPM, parti du président IBK, et l’Adema, parti de la mouvance présidentielle. A Bamako, les forces spéciales ont été déployées massivement, afin de garantir un bon déroulement du vote. Mais la participation est faible et ne devrait pas dépasser 30% dans la capitale. 


Dans le nord du pays en revanche, le scrutin a dû être annulé dans plusieurs communes. Dans les communes de Kidal et Tessalit, les bureaux n’ont pas ouvert. Des partisans de la Coordination des Mouvements de l’Azawad, ex-mouvement rebelle, ont manifesté contre le scrutin. Selon des témoins, le drapeau du Mali aurait même été brûlé.

A Taoudenit et Menaka non plus, pas d’élections, car l’administration n’était pas prête à organiser un scrutin dans ces deux régions nouvellement créées, en dépit de la présence de la Minusma et de la force française Barkhane.
 
A Tombouctou ville, tous les bureaux ont ouvert et le vote s’est déroulé sans incident et la mobilisation des électeurs était massive. Des heurts ont été signalés dans la périphérie, là encore sans doute du fait de la CMA. Dans le cercle de Goundam, le scrutin n’a pas pu se tenir à M’Bouna, Issa-Beri, Essakane et Alzounoub.
 

Le calme à Gao 

Dans la commune urbaine de Gao, en revanche, tout s’est bien passé, dans le calme. Et, sous la protection des FAMA, la population était ravie d’avoir enfin son mot à dire, après sept ans « sans changement » comme nous l’a raconté un journaliste sur place. Pas de vote, par contre, dans les communes de Ntitit Tessit et Gabero. Dans certaines communes, il n’y avait qu’une seule liste et les électeurs n’ont pas fait le déplacement. Dans la région de Mopti, seule une minorité de bureaux ont pu ouvrir. 

La presse malienne, elle, critique abondamment aujourd’hui le coût exorbitant de ces élections, les premières depuis l’accession au pouvoir du président IBK en 2013. Dans un contexte toujours très instable. A Douentza, cinq militaires ont été tués dans une embuscade. Dans la zone, du matériel électoral a été brûlé, des bâtiments officiels attaqués.

(Un merci à Fatou Touré, Dramane Cissé, Assi Kadaye et Alhousseyni Touré pour leurs précieuses informations.)

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