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Vu d'Allemagne

Un dictateur coupé du monde

Ce lundi dans les journaux allemands, on revient largement sur le discours tenu la veille par le président syrien Bachar al-Assad. Et c'est le pessimisme qui domine dans les commentaires des journalistes.

Bachar al-Assad à la mosquée al-Hamad de Damas en août 2012

Bachar al-Assad à la mosquée al-Hamad de Damas en août 2012

Une salle remplie jusqu'au dernier siège par des applaudisseurs fanatiques, une retransmission pompeuse, en direct, à la télévision d'État... et toujours les mêmes paroles éculées. Pour la Rheinische Post, ceux qui avaient l'espoir que le discours du dictateur syrien Assad puisse indiquer la voie vers une issue politique à cette guerre civile sanglante doivent désormais se rendre à l'évidence : ce conflit meurtrier ne pourra se régler que par les armes. Assad préfère livrer le pays à la destruction totale que de négocier.

Bashar al-Assad Rede TV Fernsehen Syrien

Le président syrien a été longuement applaudi par ses partisans

On ne pouvait attendre du dictateur syrien ni prise de conscience ni paroles raisonnables, commente la Süddeutsche Zeitung. Mais cette apparition à l'opéra de Damas, devant des partisans triés sur le volet, démontre un niveau d'aveuglement et de bigoterie qui laisse redouter le pire pour ce pays écorché vif.

Le clan Assad règne depuis 42 ans à Damas et Bachar a clairement laissé entendre qu'il considère la Syrie comme la propriété personnelle de sa famille. Dans ces conditions, le travail du médiateur des Nations unies, Lakhdar Brahimi, est condamné á l'échec.

Lakhdar Brahimi a-t-il encore une chance de parvenir à un dialogue politique ?

Lakhdar Brahimi a-t-il encore une chance de parvenir à un dialogue politique ?

La Frankfurter Rundschau résume en un mot le discours de Bachar al-Assad : « Guerre ! » À l'heure actuelle, aucun des deux camps n'est en position de vaincre l'autre militairement. Il est d'autant plus important que la communauté internationale ne laisse pas faire. Au lieu d'accepter le blocage qu'impose Assad à tous les efforts diplomatiques, elle doit s'engager encore plus pour rassembler une large coalition et le pousser à partir.

Sous la bannière "Assad dégage", on trouve des forces politiques très différentes, estime la Frankfurter Allgemeine Zeitung, parmi lesquelles, à n'en pas douter, des personnages peu recommandables. Mais que Bachar al-Assad parte de ce constat pour se poser comme le représentant du Bien dans ce conflit témoigne de sa perte de contact avec la réalité. Son appel à la mobilisation nationale contre les "terroristes" sonne comme l'appel au secours d'un dirigeant qui ne comprend plus le monde.

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