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Vu d'Allemagne

Un demi-milliard envolé, mais pas de drone

En Une des journaux, la polémique autour du projet d'équipement de l'armée allemande en drones Euro Hawks que Berlin vient d'abandonner. Le ministre de la Défense Thomas de Maizière est sous le feu de la critique.

L'Euro Hawk n'a pas obtenu la certification de l'Agence européenne de sécurité aérienne

L'Euro Hawk n'a pas obtenu la certification de l'Agence européenne de sécurité aérienne

Les appareils n'ont pas obtenu la certification des autorités aériennes européennes. Berlin a engagé beaucoup d'argent et le ministre de la Défense Thomas de Maizière est sur la sellette car son ministère semble avoir été au courant des difficultés depuis plusieurs années.

Il y a quelques mois, écrit die tageszeitung, ils représentaient encore le grand espoir de l'aviation allemande. Les drones, c'est l'avenir, disait-on alors. Un prix raisonnable, une technologie efficace permettant d'éviter des pertes humaines et un outil idéal pour le repérage, les bombardements ciblés et les combats aériens. Aujourd'hui, le rêve est devenu un cauchemar, remarque le quotidien.

Il ne faut pas réduire l'affaire des drones à Thomas de Maizière, estime la Süddeutsche Zeitung. C'est une honte pour le ministère de la Défense en tant qu'institution et pour son système d'attribution des marchés. Le processus d'achat des Euro Hawks a duré près de dix ans, il a donc connu de nombreux ministres de la Défense, sociaux-démocrates comme conservateurs. Cela dit, souligne le journal, la responsabilité de Thomas de Maizière pourrait être en cause si les accusations de l'opposition se confirment et que le ministre a bel et bien dissimulé des problèmes dont il aurait eu connaissance depuis longtemps.

Thomas de Maizière a promis de s'expliquer devant les députés dans deux semaines

Thomas de Maizière a promis de s'expliquer devant les députés dans deux semaines

La Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle que c'est Thomas de Maizière lui même qui a appuyé sur le frein, tout en sachant que les retombées financières et politiques seraient forcément liées à son nom. Le quotidien ne se fait pas de souci pour le ministre de la Défense qui continue de bénéficier de la confiance de la chancelière.

Pour le Main-Post de Würzburg, cela ne fait aucun doute: Thomas de Maizière doit démissionner. Il fut un temps, on le voyait succéder à Angela Merkel à la chancellerie. Mais un ministre qui doit répondre d'un tel aveuglement semble tout aussi inapte aux vols au long cours que ses prédécesseurs, estime le quotidien.

Que le ministre chute ou non, les dommages chiffrés à plusieurs centaines de millions d'euros, eux, resteront, déplorent les Kieler Nachrichten. C'est déjà suffisamment grave et ce qu'il faut éviter, c'est que la classe politique ne retienne rien des erreurs du passé.

La Neue Osnabrücker Zeitung résume: la question qui compte, c'est de savoir comment ce désastre a pu être possible et qui y a participé. Mais plus important encore, il faut réfléchir aux moyens de mettre en place un contrôle pour éviter à l'avenir un tel gaspillage d'argent public.

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