Un Conseil sous tension | Europe | DW | 18.06.2009
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Europe

Un Conseil sous tension

Le Conseil des chefs d’états européens s'est ouvert aujourd'hui à Bruxelles. Les points de litiges sont nombreux, notamment sur la question du futur président de la Commission européenne

La chancelière Angela Merkel soutient un second mandat de José Manuel Barroso

La chancelière Angela Merkel soutient un second mandat de José Manuel Barroso

Pour résumer rapidement, l’Europe veut éviter de se retrouver sans Traité et sans président de la Commission en pleine crise économique. Ce sont là les principaux enjeux de ce Conseil. En effet, après une présidence tchèque catastrophique, tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faut des institutions plus stables. Il faut donc que le fameux Traité de Lisbonne entre un jour ou l’autre en vigueur. Le lancement est prévu début 2010 si les électeurs irlandais veulent bien voter oui lors d’un second référendum qui sera organisé en octobre. Mais il faudra encore que le président tchèque Vaclav Klaus, notoirement eurosceptique, accepte de ratifier le Traité de Lisbonne. Il faudra aussi que les conservateurs britanniques n’arrivent pas au pouvoir car leur candidat, David Cameron, a promis qu’il organiserait un référendum sur la question, ce qui signifierait rien moins que l’enterrement en grande pompe du Traité de Lisbonne. Un traité qui est tout de même censé apporter plus de démocratie à l’Europe.

Barroso à la peine

Le Belge Guy Verhofstadt est-il un candidat en mesure de menacer Barroso?

Le Belge Guy Verhofstadt est-il un candidat en mesure de menacer Barroso?

Enfin, pour parachever le tableau, c’est la foire d’empoigne sur le futur président de la Commission. Les gouvernements européens défendent la réélection du candidat conservateur José Manuel Barroso. Mais face à lui est en train de se constituer un front du refus dans lequel se retrouvent les socialistes, les écologistes et même les libéraux. Un front du refus qui plaide pour la candidature de l’ancien Premier ministre belge, le libéral Guy Verhofstadt.

Dans cette émission aussi : la réaction du président du groupe libéral au Parlement européen, le britannique Graham Watson, qui n’est pas très emballé par la perspective d’un deuxième mandat de monsieur Barroso.

Rosé colorié

Symbolbild Weinprüfung

Réunis en janvier dernier, les experts de la Commission européenne avaient proposé d'autoriser la fabrication de vin rosé par association de vin blanc et rouge. Une méthode qui aurait permis de produire du vin meilleur marché et aussi du vin capable de s’aligner sur la concurrence des producteurs américains ou australiens.

La France, dans un premier temps, a donné son accord à ce projet qui devait être entériné cette semaine au Conseil des chefs d’états à Bruxelles. Mais durant la campagne des élections européennes, ce projet a été dénoncé comme une nouvelle aberration de l’Europe technocratique. Devant les protestations, la France a donc fait volte-face et convaincu la Commission de retirer ce projet.

Le vin rosé ne sera donc pas un mélange de vin blanc et rouge, au grand soulagement notamment des vignerons de sud-est de la France qui, depuis des années, ont fait des efforts pour changer l’image de ce vin et en faire un produit de qualité. Depuis six mois, ceux-ci s’étaient mobilisés contre ce projet et ils donc accueilli son retrait avec satisfaction.

Olivier Vidal s’est rendu dans le Var et dans les Bouches du Rhône pour recueillir les réactions des professionnels du vin.

Ecouler les stocks

A l’inverse de la France ou encore de l’Italie, l'Allemagne s'est faite plus discrète dans le débat du rosé coupé. Les grandes coopératives vinicoles du pays regrettent en effet le recul de la Commission dont le projet leur aurait permis de mieux gérer leurs stocks et notamment d’écouler leurs excédents de vin blanc.

Selon ces coopératives, les producteurs européens ne jouent pas à armes égales avec le reste du monde. Un manque de compétitivité qui se fait d’autant plus sentir que le rosé est en ce moment un des seuls vins qui permet de réaliser des marges de profit.

Les explications de Marco Wolter.

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