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Vu d'Allemagne

Un cessez-le-feu qui manque de crédibilité

Les journaux commentent l'annonce de « cessez-le-feu permanent » des séparatistes basques mais aussi l'avenir du rail en Allemagne, après le mea culpa du chef de la Deutsche Bahn sur les avaries des dernières semaines.

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L'ETA annonce son cessez-le-feu par vidéo interposée

Vous connaissez cette blague, demande la tageszeitung ? Les chemins de fer allemands ont quatre ennemis : le printemps, l'été, l'automne et l'hiver ; pannes de climatisation en série dans les trains grande vitesse ICE à cause de la chaleur, problèmes techniques à la chaîne à cause de la neige et des intempéries. Malgré tout, le gouvernement attend de la Deutsche Bahn qu'elle lui verse un demi-milliard d'euros de dividende tous les ans. C'est absurde.

Winterchaos Deutsche Bahn

La neige et la glace, ennemis du rail

La Deutsche Bahn doit investir, dans des rails, des aiguillages et des trains plus robustes. La taz préconise un changement de stratégie : au lieu d'essayer à tout prix d'entrer en bourse, la société devrait revenir à sa mission originelle : transporter usagers et marchandises d'un point A à un point B, le plus rapidement et le moins cher possible.

Pour l'instant, souligne Die Welt, la colère des usagers se concentre sur les « managers » de la Deutsche Bahn parce que de nombreux Allemands croient que c'est une entreprise privée. Mais il n'en est rien : les chemins de fer sont encore à 100% la propriété de l'Etat. C'est donc un problème politique. Le journal met en garde le gouvernement : si les trains continuent d'avoir du retard et de multiplier les défaillances techniques, l'ire populaire pourrait vite devenir plus générale. C'est la réputation de l'Allemagne qui est en jeu, estime le quotidien.

Ein Mädchen protestiert gegen die ETA

Les Espagnols réclament la fin de l'ETA

A propos de la proclamation du cessez-le-feu de l'ETA, la Süddeutsche Zeitung la juge « sans valeur ». C'est la cinquième déclaration du genre dans l'histoire sanglante du terrorisme basque qui a coûté la vie à plus de 800 personnes. On peut donc comprendre le scepticisme de Madrid face au nouveau communiqué. Pour le journal, la déclaration semble plutôt s'adresser aux sympathisants de l'ETA. De nombreux nationalistes basques en ont assez de la violence. Ils pourraient voter en masse pour le parti interdit Batasuna lors des prochaines élections municipales. Pour obtenir sa réhabilitation, celui-ci fait pression sur l'ETA. Les prochains mois, conclut la SZ, montreront si l'aile politique de l'organisation a suffisamment d'influence.

Pour l'instant en tout cas, le Premier ministre espagnol Zapatero n'estime pas les conditions réunies, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il réclame une rupture franche du parti avec l'ETA. Son successeur pressenti, le ministre de l'Intérieur Rubalcaba, l'a également clairement exprimé. Cela dit, l'annonce du cessez-le-feu permanent est loin d'être une mauvaise nouvelle pour le premier policier du pays.

Auteur : Anne Le Touzé
Edition : Cécile Leclerc

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