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Allemagne

Un bilan de la campagne électorale en Allemagne

Ennuyeuse, c’est le qualificatif qui caractérise le mieux la campagne électorale en Allemagne en vue des législatives de dimanche

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Affiches électorales (CDU,SPD,Verts) à Berlin

Alors que les jeux restent ouverts, notamment en raison du grand nombre d’électeurs indécis qui peuvent au dernier moment faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, les différents candidats sont restés dans le vague et ont évité de discuter des problèmes réels qui préocuppent pourtant les Allemands en cet automne 2009

Ce ne sont pourtant pas les thèmes qui manquent: comme comment va-t-on gérer les conséquences de la crise économique? - à quand le retrait de l’armée allemande d’ Afghanistan? - que va-t-on faire des déchets nucléaires qui continuent de s’amonceler sans que l’on ait trouvé une solution de stockage à longue échéance ? C’est en vain que les électeurs potentiels ont attendu des réponses vraiment concrètes à ces questions qui les agitent. Les nombreux débats télévisés sur les chaînes publiques et privées ont dans l’ensemble déçu, particulièrement ceux entre les deux principaux candidats, partenaires au sein de la coalition gouvernementale actuelle, la chancelière, Angela Merkel et le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

Ainsi, le débat entre la chrétienne -démocrate et le social - démocrate, annoncé comme un duel a été, après sa diffusion, qualifié de duo harmonieux ou de spot publicitaire pour la poursuite de la coalition sortante.

Quant aux trois partis d’opposition, FDP, les Verts et le parti de La gauche,là, on peut dire que le débat a été un peu plus animé, mais sans surprise non plus. Les vieux slogans des libéraux du FDP -"Baisser les impôts"- ou des Verts - "Energie nucléaire? -non merci!"- sont archi-connus. Quant à ceux du parti de la Gauche „die Linke" comme par exemple "La richesse pour tous"!, ils ne sont pas vraiment pris au sérieux.

Deutschland Wahlen Plakat SPD und CDU Angela Merkel und Frank-Walter Steinmeier

Angela Merkel sur une affiche de la CDU et son rival Frank-Walter Steinmeier sur une affiche du SPD

Il faut dire que les Allemands n’apprécient guère les débats et échanges trop animés et conflictuels. Il n’en reste pas moins que les électeurs souhaitent que l’on prenne leurs soucis et préoccupations au sérieux et attendent des candidats en campagne des solutions concrètes et viables. Au lieu de cela on leur a servi des slogans vides de contenus et promis de vagues perspectives.

TV Dreikampf Westerwelle, Trittin, Lafontaine

de gauche à droite: Guido Westerwelle(FDP) Juergen Trittin (Verts) Oskar Lafontaine, ( La Gauche)

D'autres questions auxquelles les Allemands attendaient des réponses, en vrac:

quelles sont les chances de garder leur emploi alors que des millions de personnes sont au chômage et des millions d’autres n’ont que des emplois précaires et souvent sous-payés?

Que va-t-il se passer dans le secteur si important en Allemagne de l’automobile ?

Comment va-t-on assurer un minimum de services sociaux et publics alors que tous pratiquement parlent de réduire les impôts?

Que va-t-il se passer avec le surendettement de l’Etat dû à la crise financière mondiale? L’euro va-il rester stable?

Quel sera le prix financier et humain- à payer pour l’engagement, -de plus en plus dangereux et de plus en plus critiqué - de la Bundeswehr en Afghanistan?

C’est le manque de réponse concrètes à ces questions qui expliquent la lassitude politique de nombreux Allemands