1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Vu d'Allemagne

Un automne "social" en Allemagne

Grève massive chez Opel. Les ouvriers de l'usine de Bochum ont cessé le travail pour protester contre le projet de 12.000 suppressions d'emplois d’ici 2006. Un plan de compression annoncé hier par le groupe automobile General Motors, et destiné à freiner les pertes enregistrées par le groupe depuis quatre ans. Sur les 12 000 emplois dans la ligne de mire de ces mesures, 4000 places seraient concernées dans la seule usine allemande de Bochum, soit plus de la moitié des employés de ce site de production. Et 4000 emplois à Rüsselsheim. D’où la place importante consacrée à la grève dans les journaux allemands

Des ouvriers déterminés à résister

Des ouvriers déterminés à "résister"

« La vieille Europe n’est pas le Texas ». C’est ce qu’a déclaré le chef du syndicat IG-Metall au sujet de la crise chez Opel, des propos repris par Die Welt, qui regrette, d’ailleurs que le syndicaliste ait raison. Le journal estime en effet qu’avec davantage de flexibilité à l’américaine, il serait plus facile d’atteindre les bons résultats des Texans, qui ont vu les chiffres du chômage reculer de 0,2% cet été. Selon die Welt, les mesures annoncées chez Opel, comme chez Karstadt, autre groupe en grande difficulté en Allemagne, sont cependant incontournables

La Frankfurter Allgemeine Zeitung se demande si les mesures drastiques annoncées chez Karstadt et Opel sont la faute des managers ou de l’Allemagne en général. Les deux, estime le quotidien, qui souligne que les syndicats ont longtemps soutenu les erreurs qu’ils reprochent désormais aux managers.

La Frankfurter Rundschau explique que la maison mère américaine d’Opel, General Motors, veut réduire les coûts de production de 500 millions d’euros et que 90% des suppressions de postes doivent intervenir dès l’année prochaine. Les ouvriers de Bochum ont donc appelé à une journée de protestation dans toutes les usines Opel d’Europe. Notamment pour exiger de la direction un plan de sauvetage de l’entreprise qui tienne la route. Et le journal de souligner le cynisme des managers d’Opel, qui dans la rubrique philosophie de leur site internet explique que l’entreprise a « toujours été [pionnière] et [a] toujours osé l’inhabituel ». Alors que les mesures annoncées sont une véritable catastrophe pour les sites et les hommes concernés. Le quotidien résume ainsi la situation d’Opel et de Karstadt: ils souffrent de la situation économique morose du pays, et de la baisse de la consommation. Mais celles-ci sont dues à la mauvaise gestion des entreprises et à la peur des consommateurs de perdre leur emploi. Un malaise dans lequel la politique a elle aussi sa part de responsabilité.

  • Date 15.10.2004
  • Auteur Sandrine Blanchard
  • Imprimer Imprimer cette page
  • Permalien http://p.dw.com/p/C9gB
  • Date 15.10.2004
  • Auteur Sandrine Blanchard
  • Imprimer Imprimer cette page
  • Permalien http://p.dw.com/p/C9gB
default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !