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International

Un accord au prix fort pour les Grecs

La Grèce ne sortira pas de la zone euro. Au bout de 17 heures de négociations, les chefs de l'Eurogroupe réunis à Bruxelles ont fini par trouver un compromis avec Athènes. Mais les Grecs vont devoir en payer le prix.

Un vendeur grec devant son magasin

La TVA va augmenter d'ici au 15 juillet dans de nombreux secteurs

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 19 pays se félicitent de ce compromis trouvé in extremis. Mais la chancelière allemande Angela Merkel a prévenu que la voie vers la croissance serait longue et difficile. Il reste de nombreuses étapes à franchir avant de lancer le troisième plan d'aide, comme l'a expliqué le président du Conseil européen Donald Tusk:

« Il y a des conditions strictes à remplir. Les parlements de plusieurs pays, dont le Parlement grec, doivent approuver cet accord pour que les négociations sur le mécanisme européen de sécurité puissent commencer officiellement. »

Le Parlement grec devrait se prononcer demain ou mercredi au plus tard sur ces réformes qui représentent de nouveaux sacrifices pour la population. Et ce dans de nombreux domaines, comme l'a précisé le ministre néerlandais des Finances et président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem:

« Il y a des sujets très concrets sur lesquels les Grecs doivent continuer à renforcer leurs propositions : le marché intérieur, le marché du travail et d'autres réformes. »

Manifestation à Athènes contre les efforts demandés par la zone euro

Les Grecs rejettent les exigences européennes

La TVA devrait augmenter dans différents secteurs, et notamment de 10 points dans la restauration.

Les retraites vont une nouvelle fois être sacrifiées: les départs anticipés seront quasiment impossibles et les Grecs devront attendre 67 ans en 2022 pour cesser leurs activités.

Les Européens réclament aussi une modernisation du marché du travail pour que les politiques de l'emploi s'alignent sur les standards internationaux et européens. L'administration grecque devra elle aussi être modernisée et avant tout dépolitisée.

Enfin, et c'est là dessus que les discussions avec le Premier ministre Alexis Tsipras ont acchoppé, les dirigeants de la zone euro ont demandé la privatisation des actifs grecs, et la création d'un Fonds indépendant pour gérer ces actifs. Alexis Tsipras a obetnu que ce fonds soit installé à Athènes. Mais il sera géré sous la supervision des autorités européennes.

Autant dire que ces nouvelles réformes sont plus draconiennes que celles qui avaient été présentées lors du referendum du 5 juillet, et que 61% de la population grecque avait rejetées.

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