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Vu d'Allemagne

Un accord à l'arraché

« Un bien maigre résultat » titre die Welt ce matin. Le train de réformes est devenu un petit tortillard qu'on a bien envie de renvoyer au dépôt pour sa mise au rencard. Le citoyen ne bénéficiera que de la moitié des allègements prévus, alors qu'il devra dans le même temps puiser plus profondément dans son escarcelle en raison par exemple de la réforme du système de santé. Il serait cependant injuste de considérer ce résultat comme un échec. Il y a des signaux positifs dans cet accord version « light » que tout le monde s'entend à vendre le mieux possible à la population. Pour la Frankfurter Rundschau , les choses auraient pu être pires. Le gouvernement a su défendre avec succès l'autonomie tarifaire car les exigences d'assouplissement de la législation sur les licenciements prônées par CDU et FDP étaient plus radicales. Mais la coalition rouge-verte n'a pas su trouver la fameuse « troisième voie ». Le SPD l'a-t-elle toutefois vraiment cherchée, s'interroge le journal. La Frankfurter Allgemeine Zeitung se demande à qui profite le compromis. Si Gerhard Schröder peut se targuer d'avoir lancé la réforme fiscale, Edmund Stoiber, lui, peut se vanter d'avoir limité le nouvel endettement de l'Etat à 25%. Quant à Angela Merkel, elle a donné un coup de semonce salutaire au monde du travail. La Süddeutsche Zeitung est plus incisive et donne l'union chrétienne démocrate clairement gagnante : si la conjoncture revient, le chancelier pourra vendre son action au sein de la commission de conciliation comme stratégie mûrement réfléchie suivie pour le bien du pays. Si la reprise tarde trop, la crise gouvernementale s'amplifiera. Pour l'opposition, tout va pour le mieux. Si le climat économique tourne au beau, c'est grâce à elle que le compromis a pu être réalisé. Si rien ne change, elle n'a pas fait de blocage et c'est Schröder qui endosse la responsabilité de la catastrophe. Terminons avec le General Anzeiger de Bonn qui pose une question redoutable : il n'est pas longtemps supportable que pour toutes les questions politiques essentielles, le vainqueur des élections soit soumis à la coopération du perdant. A ce jeu, qui gouverne, qui est dans l'opposition ? Si l'on ne définit pas clairement les compétences entre l'Etat et les Régions, le citoyen n'aura jamais la chance de savoir qui est le vrai responsable du succès ou de l'échec d'une politique, conclut le journal.
  • Date 16.12.2003
  • Auteur Christophe Lascombes
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