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Vu d'Allemagne

Ukraine : le bras de fer se poursuit

Ce week-end, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a offert à ses adversaires de diriger le gouvernement. Une proposition qui a surpris mais qui n'a finalement pas abouti. La presse commente la situation.

Viktor Ianoukovitch a notamment proposé à l'ancien boxeur Vitali Klitschko s'est vu offrir le poste de vice-Premier ministre, chargé des Affaires humanitaires

Viktor Ianoukovitch a notamment proposé à l'ancien boxeur Vitali Klitschko s'est vu offrir le poste de vice-Premier ministre, chargé des Affaires humanitaires

Le temps n'est pas aux compromis écrit la Süddeutsche Zeitung qui estime que les chefs de l'opposition ont pris la bonne décision en refusant les postes proposés par le président Inaoukovitch. Certes, de nombreuses voix en Ukraine et à l'étranger pensent au contraire qu'avec leur refus, ils ont laissé passer une grande chance de mettre un terme à l'escalade des violences et de prendre une part active aux futurs développements de cette crise. Mais c'est oublier que l'Ukraine est soi-disant une "démocratie" présidentielle. C'est le chef de l'Etat en personne qui décide ce qui s'y passe. Or, si les manifestants bravent le froid depuis maintenant deux mois ce n'est pas seulement pour que les lois anti-contestation adoptées le 16 janvier soient abolies. C'est aussi et surtout pour forcer Ianoukovitch à démissionner et pousser à l'organisation de nouvelles élections.

A propos de ces lois anti-contestation, la Frankfurter Allgemeine Zeitung fait remarquer que le président n'a d'ailleurs pas proposé de les abolir mais seulement de les réviser. Dans ces circonstances, entrer au gouvernement aurait été du suicide politique, écrit le journal. Désormais l'opposition ne peut plus faire marche arrière. Mais le clan autour du président se retrouve également acculé car si le vent devait tourner, nombreux sont ceux qui se retrouveraient sans doute devant la justice pour corruption, détournement de fonds et enrichissement illicite. C'est une carte à jouer pour une médiation étrangère : montrer aux personnes qui sont au pouvoir et qui ne sont pas totalement compromises ce qui est en jeu.

Même avis du côté de die tageszeitung qui assimile la main tendue de Ianoukovitch à une tentative de diviser l'opposition pour mieux régner. C'est dire à quel point le président est en mauvaise posture. Il n'y a pas qu'à Kiev que le pouvoir lui échappe. La révolte a désormais gagné le reste du pays. Certains oligarques, des députés et d'autres fonctionnaires commencent à prendre leurs distances. Dans ce contexte, l'opposition serait bien avisée de ne pas accepter des compromis au goût d'entourloupe. Mais va-t-elle réussir à rester unie ? C'est la grande question qui se pose à présent.

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