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Carrefour Europe

UE-Turquie des négociations poussives

Bruxelles vient d'ouvrir un nouveau chapitre de négociations malgré la répression de la contestation en juin dernier. Mais les Turcs sont-ils encore intéressés par cette adhésion dont le processus a démarré en 2005?

Les négociations d'adhésion entre la Turquie et l'UE ont été réouvertes après trois ans d'interruption

Les négociations d'adhésion entre la Turquie et l'UE ont été réouvertes après trois ans d'interruption

Les négociations pour une adhésion de la Turquie à l'Union européenne viennent de reprendre avec l'ouverture du chapitre sur la politique régionale. Mais les Turcs se lassent du long processus.

Discussions entre le Premier ministre turque Tayep Erdogan et le commissaire à l'élargissement Stefan Füle après les manifestations réprimées

Discussions entre le Premier ministre turc Tayep Erdogan et le commissaire à l'élargissement Stefan Füle après la répression des manifestations de juin

Ankara a déposé sa demande officielle d'adhésion à l'UE en 1987. Les négociations ont démarré en 2005 et continuent d'achopper notamment sur la question de Chypre.

Aujourd'hui, dans cet immense pays à majorité musulmane, la désillusion ne cesse de grandir. Seuls 17% des Turcs croient en une entrée de leur pays dans l'UE contre 78% il y a onze ans. Ils ne sont plus que 50% à rêver de l'UE. Elisa Perrigueur est allée tendre son micro à Istanbul pour comprendre le sentiment turc. Entre obstination et désillusion.

Mobilité verte

A quelques pas du coeur des institutions européennes à Bruxelles, se trouve le Musée de l'automobile.

L'infrastructure est déterminante pour la commercialisation des voitures propres.

L'infrastructure est déterminante pour la commercialisation des voitures propres.

On peut y découvrir les bolides rutilants des années passées. Mais la commission européenne regarde vers l'avenir. Elle propose un projet de directive sur les carburants propres. Le transport routier représente en effet en europe 28% des émanations de CO2 , le gaz polluant à effet de serre. Le pétrole, notre principal carburant, coute la somme astronomique de 1 milliard d'euros par jour. Il faut donc accélérer la convertion de nos modes de transports, par exemple avec les voitures électriques, au gaz ou à l'hydrogène. Hugues van Honacker, membre de la commission européenne explique quel est l'objectif de la proposition de loi : "les gens n'achèteront pas ces voitures propres s'ils ne savent pas où ils pourront acheter de ces carburants. Donc la commission a décidé de mandater les Etats-membres d'avoir un minimum d'infrastructure pour promouvoir le marché des voitures propres. La commission cible l'horizon 2020"

Réduire la dépendance au pétrole

C'est donc un coup d'accélérateur que veut donner la commission face à des Etats-membres et des constructeurs qui trainent plutôt des pieds. Pourtant rappelons que 90% des citadins européens sont exposés à un taux de particules trop élevé émanant notammant des carburants, comme vient de le dénoncer l'Agence européenne de l'environnement. La commission espère bien réduire la dépendance des Européens au pétrole qui est actuellement de 94%, dont 84% vient de régions instables, comme le constate le commissaire européen au transports Sim Kallas. Une belle ambition. Reste à savoir si cette proposition de directive sera validée par le Parlement et le Conseil, le tout avant les européennes de 2014. Dans ce cas de figure, elle serait contraignante pour les Etats membres à partir de 2015. Et peut-être retrouverons-nous, dans un avenir pas si lointain, les voitures que nous conduisons aujourd'hui, au Musée de l'automobile de Bruxelles...

Écouter l'audio 12:29

"La Turquie comme l'UE ne peuvent stopper le processus de négociation"

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