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Vu d'Allemagne

UE-Ankara : ouverture des négociations d'adhésion

La décision prise hier à Luxembourg par les Ministres des Affaires étrangères des 25 états membres de l’Europe d’ouvrir la voie aux négociations d’adhésion avec Ankara est, on s’en doute, saluée en Allemagne par de nombreux quotidiens. Certaines voix cependant s’élèvent pour mettre en garde contre une euphorie prématurée.

Pour qu'Ankara entre de plein droit dans l'Union européenne, il lui faudra faire plus qu'agiter des drapeaux étoilés. Entre autres : accepter de reconnaître la République de Chypre.

Pour qu'Ankara entre de plein droit dans l'Union européenne, il lui faudra faire plus qu'agiter des drapeaux étoilés. Entre autres : accepter de reconnaître la République de Chypre.

Un compromis typique de l’Europe d’aujourd’hui, relève le Financial Times Deutschland. Si les 25 ont décidé au dernier moment d’ouvrir les négociations à la date prévue, c’est parce que Chypre a retiré son veto après avoir réussi à imposer des conditions de négociations plus sévères à Ankara.

Pour Die Welt, la poursuite des négociations dépend désormais de la mise en place de l’union douanière et de la reconnaissance par Ankara de la République de Chypre. L’Union Européenne a enfin accordé à Chypre le soutien nécessaire que mérite tout nouvel adhérent. La sécurité est en effet l’atout majeur que l’île méditerranéenne espère de son adhésion au club européen.

Pour la Frankfurter Rundschau, l’Union européenne reste un fameux exercice d’équilibre dans lequel la chute semble toujours plus proche que de la réussite du numéro. Il est douteux que la question chypriote soit rapidement réglée par Ankara. C’est pourtant ce qu’exige l’Union européenne, menaçant de faire échouer les négociations d’adhésion avant même qu’elles aient réellement commencé.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ces négociations d’adhésion doivent être ouvertes et conclues à l’unanimité. C’est pourquoi, et il n’est nul besoin d’être voyant pour le prédire, il y aura encore beaucoup de pleurs et de grincements de dents au cours des années qui viennent – entre ceux qui souhaitent faire entrer Ankara dans le sein de l’Union et ceux qui préfèreraient une autre forme de rapprochement.

L’indécision est mauvaise conseillère, souligne la Süddeutsche Zeitung. Si les négociations devaient être annulées, les temps deviendraient alors difficiles pour la république sur le Bosphore. A qui s’allier ? A la Russie ? A l’Iran ? Alors que le Ministre turc des Affaires étrangères attendait à Luxembourg, les journaux turcs énuméraient déjà ce qu’Ankara doit encore accomplir. Par exemple, aider à convaincre Téhéran de renoncer à son programme nucléaire. Ceci montre bien à quel point la Turquie est importante pour l’Europe. Cette relation ne doit pas être sacrifiée au conflit tragique avec la petite île méditerranéenne, conclut le quotidien.

  • Date 13.06.2006
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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