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Vu d'Allemagne

Trump ménage son électorat

A la Une : la Russie veut nommer Gerhard Schröder administrateur du géant pétrolier Rosneft. La frontière entre les deux Irlande dans le cadre du Brexit. Et les relations entre Donald Trump et les néo-nazis américains.

"Colère, haine et violence", titre la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ce triptyque ne définit bien-sûr qu'une partie de l'électorat de Donald Trump. Mais c'est justement ces électeurs là que le président américain a souhaité ménager en évitant de prendre clairement ses distances avec les néo-nazis après les violences de Charlottesville.

Ces derniers ne représentent peut-être qu'une petite minorité radicale aux Etats-Unis. Mais il suffit parfois d'une petite minorité pour menacer l'unité d'un pays, affirme le journal.

Casse tête irlandais

La Süddeutsche Zeitung revient sur le casse-tête irlandais dans le cadre des négociations sur le Brexit. Mercredi, le Royaume-Uni a présenté un document détaillant sa position sur la future frontière irlandaise qui constituera, à l'avenir, sa seule séparation terrestre avec l'Union européenne.

Zollhäuschen an der irisch-nordirischen Grenze (Getty Images/McQuilan)

Un ancien poste-frontière entre les deux Irlande

Il ressort de ce papier que Londres cherche une fois de plus à avoir le beurre et l'argent du beurre, écrit le journal de Munich. La Frankfurter Allgemeine Zeitung précise : si le gouvernement veut honorer sa promesse de sortir de l'union douanière, il doit en principe réinstaller des contrôles aux frontières, afin de vérifier l'origine et la destination des produits qui entrent en Irlande du Nord, province britannique.

Mais rétablir une démarcation physique, c'est, selon certains, remettre en cause le processus de paix, déjà fragile, entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, indépendante et européenne. Alors comment faire ? Pour l'heure, il semble que Londres n'ait que du vent à proposer, concluent les deux journaux.

Bons baisers de Russie 

Et on termine cette revue de la presse par le terrible coup asséné au SPD par Gerhard Schröder, en pleine campagne électorale. die Tageszeitung résume ainsi : on a d'un côté l'ancien chancelier allemand qui se voit proposer un poste juteux au sein du conseil d'administration de Rosneft, géant pétrolier semi-public, sous le coup de sanctions européennes et dirigé par un proche de Vladimir Poutine qui est par ailleurs un ami de longue date de Schröder. De l'autre, le SPD qui fait comme si il s'agissait d'une affaire privée.

Deutschland Gerhard Schröder und Wladimir Putin und in Hannover (picture-alliance/dpa/H. Hollemann)

Gerhard Schröder et Vladimir Poutine, deux amis de longue date

Mais c'est une catastrophe, s'indigne le journal. Non seulement pour les électeurs potentiels du parti social démocrate qui voit que des grands pontes ne reculent devant rien lorsqu'il s'agit de s'enrichir. Mais aussi, et c'est plus grave, parce que les ambitions personnelles de Gerhard Schröder discréditent la double stratégie adoptée par le SPD en ce qui concerne la Russie - oui aux sanctions mais oui aussi au dialogue si Moscou fait des concessions.

Une stratégie plutôt intelligente, estime le quotidien. Mais elle sera réduite à néant si le parti ne condamne pas fermement les agissements de l'ancien chancelier.

 

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