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Afrique

Trop de violences contre les femmes

Plus de 700 millions, c'est le nombre de femmes victimes de violences conjugales à travers le monde. C'est ce qui ressort d'un rapport publié cette semaine par la Banque mondiale.

Selon le rapport, près d'une femme sur deux a subi des violences physiques ou sexuelles de son partenaire au cours de son existence.

Selon le rapport, près d'une femme sur deux a subi des violences physiques ou sexuelles de son partenaire au cours de son existence

Le rapport dresse un tableau assez inquiétant en ce qui concerne les violences faites aux femmes, notamment au sein même de leurs foyers. Chiffre à l'appui, la Banque mondiale indique que près d'une femme sur deux a subi des violences physiques ou sexuelles de son partenaire durant son existence. Ces donnés concerne des pays d'Asie du Sud, comme l'Inde ou le Pakistan, mais aussi des pays d'Afrique sub-saharienne, du Moyen-Orient ou encore d'Amérique du Sud.

Femmes « dépendantes »

La Banque mondiale évoque également le cas des adolescentes. A travers le monde les jeunes filles auraient, selon le rapport, un « contrôle limité » sur leur corps en ce qui concerne notamment la sexualité, ou encore l'usage de contraceptif. Le rapport va encore plus loin et parle même d'épidémie globale en ce qui concerne la violence fondée sur le sexe.

Si au cours des dernières années des progrès ont été faits pour inverser cette tendance, dans plusieurs pays africains, la problématique reste toutefois bien réelle. Comme le souligne Claire Quenum, responsable de Wildaf-Togo, une organisation de défense et de promotion des droits de la femme :

« C'est une réalité partout dans le monde. Il y a toutes les formes de violence : il y a la violence physique, la violence verbale, psychologique, économique et la violence sexuelle. Il faut une éducation qui valorise le statut de la femme. Mais tant qu'il y aura des pesanteurs socio-culturelles qui disent que la femme doit dépendre de l'homme, elle ne pourra pas se débarrasser de cela et contribuer au développement. »

L'éducation et l'autonomisation des femmes seraient une option pour mettre un terme aux violences contre la gente féminine

L'éducation et l'autonomisation des femmes seraient une option pour mettre un terme aux violences contre la gente féminine

Les femmes actrices de développement

A propos justement de contribution, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, qui est cité dans le rapport, plaide pour que les femmes soient plus activement associées au processus de développement. Selon lui, c'est indispensable si on veut mettre un terme à l'extrême pauvreté. Un avis que partage Claire Quenum, pour elle, l'accent doit être mis sur l'autonomisation de la femme :

« C'est l'autonomisation de la femme qui peut résoudre le problème. Il faut que cela soit une autonomisation de la personne et non seulement une autonomisation économique. Parce qu'il faut l'éducation familiale, l'éducation scolaire, la formation professionnelle, que la femme puisse prendre des décisions pour elle-même et pour sa famille, sa communauté. Qu'elle puisse participer à la prise de décision et qu'elle puisse produire, contribuer à la croissance. Avec son travail, sa formation professionnelle, elle peut contribuer au développement du pays. »

Pour l'heure, les femmes restent toujours minoritaires dans les instances de prise de décision, notamment dans les cercles politiques.

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