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Afro-presse (hebdomadaire)

Trop célèbres pour être libres

La campagne de soutien #Bringbackourgirls n'a pas eu que des effets positifs. Elle expose encore aujourd'hui les anciennes otages de Boko Haram à de nouveaux enlèvements.

Les plus grandes stars de la planète avaient milité avec le slogan #Bringbackourgirls pour la libération de plus de 270 jeunes filles enlevées il y a trois ans par Boko Haram au Nigeria. Cette semaine, la Neue Zürcher Zeitung raconte ce que sont devenues ces filles, ou du moins une partie d’entre elles, à savoir les 21 élèves qui ont été libérées à l’automne dernier, mais qui n’ont toujours pas pu retourner dans leurs familles, explique le quotidien suisse. Une fois seulement elles ont pu se rendre à Chibock, c’était à Noël. Car la peur d’un nouvel enlèvement est trop grande.
La Neue Zürcher Zeitungrappelle comment Boko Haram s’est rendu compte, à travers la mobilisation internationale, de la valeur de leurs otages. Elles étaient mieux traitées que les autres filles. Certaines pouvaient même se choisir des esclaves. Les enlever à nouveau serait pour Boko Haram comme de remporter la Coupe du monde, disait récemment un membre du gouvernement nigérian. Pour les filles de Chibock, la liberté s’est transformée en véritable prison.

Designers et pauvreté

Certains Sud-Africains reportent leur colère sur les migrants d'autres pays africains

Certains Sud-Africains reportent leur colère sur les migrants d'autres pays africains

Die tageszeitung se penche également sur le thème de la liberté en nous présentant le livre "L’Afrique du Sud à 21 ans". 
On y découvre les histoires de 21 "Born Free", ces personnes nées après la fin de l’apartheid en 1994. Die tageszeitung nous propose une interview de Sonwabiso Ngcowa, l’un des co-auteurs, qui dit avoir voulu vérifier si les promesses d’égalité et de liberté ont été tenues.
Le bilan est évidemment contrasté. D’un côté, on peut lire ce portrait d’une jeune designer qui vient de lancer son business. En face, on retrouve la pauvreté et des vies dévastées par la violence. L’expression « Born free » est d’ailleurs très contestée au sein de cette génération, explique Sonwabiso Ngcowa. Car les choix sont encore et toujours conditionnés par l’argent, détenu à 90% par l’élite blanche, témoigne l’auteur.

D'où vient la pauvreté de la RCA ?

Die Zeit se demande cette semaine, pourquoi le pays le plus pauvre du monde est-il si pauvre ? Ce pays, c’est la Centrafrique. Et la réponse à la question : si seulement on l’avait, résume l’article de Die Zeit, au moment où les grands argentiers de ce monde se retrouvent à Baden Baden en Allemagne pour le sommet financier du G20. D’après le journal, le G20 est le club des riches qui s’est pour le moment surtout préoccupé de la manière de devenir plus riche encore. Mais depuis qu’en Afrique des centaines de milliers de personnes prennent la route en espérant un avenir meilleur, les problèmes du président centrafricain deviennent tout à coup aussi les problèmes de l’Occident.

Le parc national du Serengeti attire de plus en plus de touristes

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De bonnes cartes pour la Tanzanie

Il arrive néanmoins bien souvent que les problèmes des uns fassent le bonheur des autres. Preuve en est, la Tanzanie, qui profite selon la Süddeutsche Zeitung de la menace terroriste au Kenya, pour attirer toujours plus de touristes, au point d’être quasiment à égalité avec son voisin en matière de fréquentation, avec plus d’un millions de visiteurs par an.
Reste que la Tanzanie ne sait pas encore suffisamment mettre en valeur son patrimoine naturel, historique et culturel. Et pour le moment, ce sont surtout des investisseurs étrangers qui tirent les ficelles et se remplissent les poches. 

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