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Allemagne

Troisième sommet sur l’intégration en Allemagne

140 représentants de l’Etat, des Länder et des associations d'immigrés se sont réunis à Berlin pour dresser un premier bilan du « Plan national pour l’intégration » lancé en juillet 2007.

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L'intégration des étrangers, un défi pour l'Allemagne

L’intégration des étrangers est en bonne voie en Allemagne. C’est la conclusion que tire le gouvernement allemand, 16 mois après le lancement du « Plan national d’intégration ». Selon la ministre déléguée à l’intégration, Maria Böhmer, les 400 mesures décidées en juillet 2007 commencent à porter leurs fruits. A Berlin ce matin, la chancelière Angela Merkel a pour sa part salué la position d’ouverture de la part des associations d’immigrés :

« Nous devons être ouverts à ceux qui vivent chez nous et qui viennent d’une autre culture. Mais ce qui m’a plus dans les débats d’aujourd’hui, c’est d’entendre de la part des associations d’immigrés « nous aussi nous devons être ouverts et comprendre la société allemande ». Il y a des endroits où les Allemands sont en minorité et où cette ouverture réciproque constitue le moyen d’avancer. »

Deutschland Kenan Kolat Bundesvorsitzender der Türkischen Gemeinde

Kenan Kolat, président de la TGD, la Communauté Turque en Allemagne

Parmi les progrès mis en avant : le développement des cours d’intégration, la mise en place de cours d’allemand plus adaptés aux besoins des étrangers ou encore l'allongement de la période scolaire. Tant de mesures, selon Maria Böhmer, qui contribuent à l’intégration des jeunes issus de l’immigration. Face à cet enthousiasme, les associations d’immigrés et les organisations caritatives ont tout de même mis un bémol. Kenan Kolat, président de l’association turque la plus influente en Allemagne :

« Les mesures sont importantes, mais c’est le cadre qui ne va pas. Quand on regarde le durcissement du droit de séjour, de la naturalisation, ou les barrières mises en place dans d’autres domaines, on voit qu’il y a un problème. Même si le contenu du plan national d’intégration est juste, son application ne peut pas réussir. »

La loi sur le regroupement familial continue d’être une épine dans le pied des associations d'immigrés, notamment turcs. Celles-ci avaient boycotté le précédent sommet sur l’intégration pour protester contre cette mesure qui exige des connaissances minimales en allemand pour une installation en Allemagne. Une mesure jugée discriminatoire parce qu’elle ne concerne pas tous les étrangers – les Américains et les Japonais en sont par exemple dispensés. Lors de ce troisième sommet sur l'intégration, les associations ont une nouvelle fois critiqué cette loi et réclamé l’instauration d’un droit de vote pour les étrangers aux élections communales.