Trente ans après dans l′ex-Yougoslavie : la ″Titostalgie″ | International | DW | 04.05.2010
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International

Trente ans après dans l'ex-Yougoslavie : la "Titostalgie"

De nombreuses personnes ont défilé au Musée de l'histoire de Belgrade, en Serbie. C'est là que se trouve la tombe de Tito, celui qui a régné d'une main de fer sur la Yougoslavie de 1945 à 1980.

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Le café « Tito » à Sarajevo, l'actuelle capitale bosniaque, autrefois membre de la Fédération yougoslave : les hommages se multiplient ces derniers jours, à l'occasion des trente ans de la mort de Tito. Ernes se laisse aller à l'émotion :

Josip Broz Tito

Tito a gouverné la Yougoslavie d'une main de fer de 1945 à 1980

« C'était LE président de l'ex-Yougoslavie. Les personnes âgées nous disent qu'il était un brave homme. Et puis, vous voyez les photos, là, avec Churchill par exemple… Elles en disent long, ces photos. La Yougoslavie était l'un des pays les plus puissants de la terre. »

Tito, héros de la résistance à l'Allemagne nazie

Auparavant, Josip Broz Tito, que l'on appelait tout simplement Tito, s'était illustré pendant la Seconde Guerre mondiale. A la fin de la guerre, il parvient à unir les forces de résistance contre le national-socialisme pour mettre sur pied une fédération socialiste. Fédération qu'il gouverne avec une main de fer jusqu'en 1980. Aujourd'hui, les jeunes tels que Ernes ou Arif ne semblent avoir en mémoire que les côtés positifs de la dictature du maréchal :

« La police était très stricte autrefois. Aujourd'hui, elle n'est plus du tout respectée. La criminalité est partout. Et puis, il y a une trop grande différence entre les riches et les pauvres. »

La "Titostalgie" s'étend sur le territoire de l'ex-Yougoslavie

Verein Josip Broz Tito in Banja Luka

L'association "Josip Broz Tito" à Banja Luka (Bosnie-Herzégovine) rend hommage au maréchal

Après sa rupture avec l'Union soviétique, en 1948, Tito est le seul dirigeant du bloc communiste à tenir tête à Staline. Il est encore aujourd'hui l'un des pères du mouvement des non-alignés. Cet éloignement de Moscou fera de la Yougoslavie le pays communiste le plus prospère d'Europe. Il faut dire que les crédits affluent des Etats-Unis. Washington n'est que trop content d'entretenir une rupture avec le bloc communiste. Faruk Sijaric préside l'association Tito de Bosnie-Herzégovine. La difficulté de joindre les deux bouts, c'est, souligne-t-il, ce qui préoccupe aujourd'hui les Balkans :

« Un dixième de notre population a un niveau de vie nettement plus élevé qu'autrefois. Pour 90% des ex-Yougoslaves en revanche, les conditions de vie ont clairement empiré. Trente ans après sa mort, Tito devient une légende. C'est sûr, il a commis des erreurs. Mais on ne se souvient que des bons côtés. »

Et ce qu'on oublie trop vite, c'est la répression sévère, la délation, les procès truqués, les camps de rééducation.

Auteurs : Carine Debrabandère, Filip Slavkovic
Edition : Fréjus Quenum

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