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Afrique

Trafic d'armes entres la RCA et les deux Congos

Bangassou, dans le sud-est de la RCA, est le théâtre de nombreux affrontements depuis des mois. L'ONU tire la sonnette d'alarme et publie un rapport sur un important trafic d'armes dans la région.

Écouter l'audio 02:20

"Il faut lever l'embargo sur les armes qui frappe la RCA" (Antoinette Montaigne)

La République centrafricaine connait depuis plusieurs mois un regain de violence. Pour l'heure, Bangui, la capitale, semble épargnée. L'épicentre de l'insécurité se trouve à Bangassou, dans le sud-est du pays.

C'est dans ce contexte que le groupe d'experts de l'ONU a publié un rapport dans lequel il souligne l'existence d'un important trafic d'armes entre la Centrafrique, la République Démocratique du Congo et le Congo. Selon le document, les groups armés centrafricains profitent de la porosité des frontières de leur pays pour se procurer des armes.

Le rapport cite plusieurs exemples. En janvier de cette année, l'Unité pour la Centrafrique (UPC) du chef rebelle Ali Darassa, qui contrôle le sud-est de la RCA, aurait ainsi reçu pas moins de 18.000 cartouches en provenance de Yakoma, une ville de RDC, située de l'autre coté du fleuve Oubangui. 

Au fil du fleuve Oubangui 

Plus récemment, en avril, plus de 11.000 cartouches auraient également été retrouvées dans des commerces de Bangassou, le foyer de tensions en ce moment. "Ce conflit qui dure depuis plusieurs années a attiré beaucoup de circulation d'armes qui viennent du Congo RDC, à travers le fleuve Oubangui pour atterrir en Centrafrique", confirme Nelson Alusala, chercheur à l'Institut d'Etatudes et de sécurité de Prétoria. "Les commerciaux profitent de la guerre en RCA pour bien trafiquer les armes qui viennent du Congo Kinshasa vers la RCA."

Cette prolifération des armes ne surprend pas la présidente de l'Académie de la Paix et du Développement Durable de Bangui. "Nous avons des frontières avec le Tchad, le Soudan, le Sud-Soudan, le Cameroun", rappelle Antoinette Montaigne. "Quand un pays n'a plus de frontières comme c'est le cas en République centrafricaine, tout est possible. Je pense qu'il est temps - et la population le réclame à cor et à cri - que l'armée centrafricaine soit réactivée (...) A ce moment là, on lève cet embargo qui est devenu d'une certaine façon un permis de massacre, un permis pour occuper toutes les zones les plus riches du pays. On n‘est pas loin d'un crime génocidaire."

Récemment, 6.000 cartouches auraient été livrées  aux milices anti-balaka en provenance de Zongo, localité congolaise située juste en face de Bangui. Plus grave, selon les experts, la République Centrafricaine est devenue une base de recrutement de mercenaires centrafricains pour déstabiliser le Congo voisin.

Cliquez sur l'image pour écouter les explications d'Eric Topona.

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