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Vu d'Allemagne

Tröglitz: "il ne faut plus tolérer l'intolérance"

Dans la nuit de samedi, des inconnus ont incendié le bâtiment fraîchement rénové et qui devait accueillir une quarantaine de réfugiés à partir du mois de mai.

Début mars, le maire de Tröglitz, bourgade de Saxe-Anhalt, avait démissionné, se sentant menacé par le parti néonazi NPD depuis qu'il avait accepté d'accueillir prochainement des réfugiés dans ce bâtiment inoccupé. Maintenant un incendie criminel a gravement endommagé le bâtiment rendu inhabitable.

Deutschland Tröglitz zurückgetretener Bürgermeister Markus Nierth

Menacé par les néo-nazis, l'ex - maire de Tröglitz Markus Nierth avait présenté sa démission le 9 mars dernier


"Depuis que le nombre de réfugiés a augmenté de manière sensible en Allemagne, plusieurs asiles et foyers d'accueil vides ont été incendiés, aussi dans l'ouest du pays, constate le quotidien Stuttgarter Zeitung. Mais avec Tröglitz, on en arrive à un stade où plus personne ne peut parler de petits incidents locaux que la police peut facilement contrôler. Il est temps de poursuivre de manière implacable les terroristes de droite et de combattre le climat d'intolérance dans tout le pays."

Pour la taz, die tageszeitung, "ce qui était il y a peu de temps encore considéré comme des pensées d'extrême-droite, est considéré comme normal par de plus en plus de gens. Ce glissement vers la droite va de pair avec la radicalisation et la perte de civisme du discours public et politique", estime la taz. "Nous nous offusquons de la barbarie des attentats islamistes et des milices terroristes et ne remarquons pas que nous les copions déjà dans les formes d'expression et de pensée : avec l'anonymat de l'Internet, il n'y a plus de limite, chacun peut appeler à détruire l'autre, parce qu'il est différent ou qu'il pense autrement. De la parole à l'acte, il n'y a plus qu'un petit pas", avertit la taz.

Anti-Ausländerfeindlichkeits-Demonstration in Tröglitz nach Brand in zukünftiger Asylbewerberunterkunft

Manifestation contre le racisme et la xénophobie à Tröglitz après l'incendie criminel le 4 avril

La Süddeutsche Zeitung se souvient de l'Allemagne il y a 25 ans: "à l'époque, les agitateurs contre les étrangers et les réfugiés pouvaient encore croire qu'ils représentaient une minorité silencieuse, voulant vivre sans immigrés et sans réfugiés. Mais aujourd'hui il faut être aveugle ou stupide pour croire cela possible ! La société allemande a changé : le passé migratoire d'une grande partie de la population ne peut plus être ignoré ! C'est bien comme cela et le pays en profite, affirme le quotidien; mais pour une bonne intégration et garantir l'avenir de l'Allemagne, la société entière doit clairement rejeter les impudences d'une racaille xénophobe...



Autre thème, la situation en Grèce

Le vice-ministre grec des Finances Dimitris Mardas, a déclaré que Berlin devait près de 279 milliards d'euros à Athènes en réparations de guerre à la suite de l'occupation du pays par l'armée allemande entre 1941 et 1944. Athènes qui peine à rembourser tous ses créanciers, multiplie ses efforts tactiques et diplomatiques.

Brüssel, Eurogruppe

La directrice du FMI, Christine Lagarde et le ministre grec des Finances Ianis Varoufakis

Après la visite du ministre grec des Finances Ianis Varoufakis au Fonds Monétaire International, le Premier Ministre grec Alexis Tsipras se rend jeudi au Kremlin.

„Les responsables de la zone euro tergiversent, tout comme les dirigeants grecs, relève la Frankfurter Rundschau. Les états de l'Eurogroupe retardent le versement de leurs aides, le gouvernement grec agite le spectre de la banqueroute d'Etat en espèrant que les partenaires européens empêcheront qu'on en arrive là. La liste des complaintes grecques au sujet de la politique d‘austérité est longue. Et elle est justifiée. Mais tout aussi longue est la liste des fautes politiques du gouvernement grec. Tsipras va en commettre une nouvelle en se rendant ce jeudi en visite officielle à Moscou. C'est l'usage diplomatique, mais jouer comme il le fait avec l'idée de contourner les sanctions européennes contre la Russie, cela est fatal , estime le journal.

"Dans la partie de poker pour obtenir de nouvelles aides financières de l'UE, AlexisTsipras devrait renoncer à ses menaces de torpiller la politique étrangère européenne, estime aussi le quotidien Thüringer Allgemeine. De toute façon, Tsipras ne peut guère espérer une véritable aide de la part de Moscou. La Russie a elle-même trop de soucis financiers pour pouvoir accorder de généreux crédits aux Grecs."

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