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Vu d'Allemagne

Tout est relatif

Parmi les sujets commentés dans les journaux du jour, l'énième sauvetage d'une banque régionale en Allemagne, l'expansion du travail au noir ou encore le licenciement d'une caissière pour le vol d'une somme dérisoire.

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Le plan de sauvetage de la HSH-Nordbank a un montant total de 13 milliards d'euros.

Le sauvetage de la HSH-Nordbank par les gouvernements régionaux de Schleswig-Holstein et Hambourg est une course contre la montre, estime la Süddeutsche Zeitung. En injectant de l'argent dans l'institut, les régions s'achètent le luxe de pouvoir encore espérer. Espérer que les secteurs clés de la construction aéronautique et des moyennes entreprises sur lesquels se concentre la HSH ne s'effondrent pas. Espérer que le climat de l'économie mondiale revienne au beau fixe. Espérer également que les 70 millions d'euros d'intérêts annuels que le Land de Schleswig-Holstein va devoir verser en plus à lui tout seul pour aider la banque soient rentabilisés au plus tard en 2011 grâce au nouveau modèle de gestion. Avec 70 millions, rappelle le journal, on pourrait offrir deux ans de crèche à chaque enfant de la région...

Contrairement à leur banque régionale, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les Länder de Schleswig-Holstein et de Hambourg ne sont pas encore en faillite. Pour sauver l'institut, ils ont dû apporter chacun trois milliards d'euros de recapitalisation et dix autres milliards de garantie. La débâcle des banques régionales n'a-t-elle donc pas de fin ? Pas pour le moment. On aurait peut-être pu liquider la HSH à titre d'exemple, suggère le journal, au lieu de décréter que toutes les banques sont essentielles pour la survie du système. Car au final, c'est toujours le contribuable qui passe à la caisse.

Deutschland Arbeit Mindestlohn Putzfrau

Les emplois de service à la personne sont souvent mal payés, la tentation est grande de garder l'argent des impôts pour soi.

Le travail au noir a le vent en poupe en Allemagne, selon un sondage de l'Institut économique IW. Pour Die Welt, si un Allemand sur trois emploie des personnes sans les déclarer, cela montre à quel point le système a besoin d'être réformé. Certes, l'économie souterraine est un mal, surtout dans une période où le chômage est en hausse. Mais la criminalisation d'une partie de la population ne peut être la réponse à apporter. Le fait que les services soient devenus indispensables pour certains et qu'il soit en même temps impossible de trouver une femme de ménage prête à travailler légalement n'est pas le résultat d'une défaillance du marché. C'est l'Etat, selon Die Welt, qui nourrit le terrain de l'économie parallèle en augmentant les cotisations et les impôts.

Un avis que partagent de nombreux éditorialistes, dont celui de l' Express de Cologne : il est normal que l'économie souterraine soit florissante en temps de crise. Les sanctions et le risque d'être découvert ne font pas vraiment peur. D'autant que la plupart des travailleurs au noir n'ont pas l'impression d'être en tort à une époque où des requins de la finance s'en sont mis plein les poches sans penser au bien commun. Ce n'est donc pas avec des appels à la morale que l'on pourra résoudre le problème. S'ils veulent rendre légaux des millions d'emplois, les responsables politiques vont devoir faire en sorte que le travail déclaré d'une femme de ménage ou d'un jardinier en vaille la peine.

Kündigung Kassiererin greift in Kasse

La confiance trahie est le motif invoqué par les juges pour justifier le licenciement.

La tageszeitung, enfin, s'intéresse au licenciement d'une caissière, employée par une chaîne de supermarché allemande depuis 31 ans. Un tribunal berlinois a donné raison à l'employeur pour le renvoi de la caissière, au motif que celle-ci aurait détourné la somme d'un euro trente. Pour la taz, il s'agit d'une mauvaise farce. Une entreprise détruit l'existence sociale d'une femme qui a passé sa vie dans ce boulot fatigant et mal payé. A cause d'une bagatelle. Que penser d'une telle politique d'entreprise qui réagit à des broutilles par des sanctions brutales, s'interroge le journal ?

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