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Afrique

Toujours le chaos en Centrafrique

Le départ du président Michel Djotodia du pouvoir, le 10 janvier a éveillé chez les Centrafricains l'espoir de voir cesser les violences. Mais les pillages et autres exactions continuent, les populations fuient toujours.

Selon l'ONU, environ un million de personnes ont été chassées de chez elles dans les différentes provinces du pays. À Bangui, seulement, la moitié des 800 000 habitants a fui ou est entassée dans des camps de fortune.

Zentral Afrikanische Republik UN Truppen nach Bangui

Un groupe d'auto-défense.

La situation demeure précaire. D'ailleurs, plusieurs pays africains continuent l'évacuation de leurs ressortissants. Les différents groupes armés continuent de s'affronter, obligeant les populations à vivre dans la peur permanente ou à fuir. Thierry Vircoulon, Directeur Afrique centrale à l'International Crisis Group, joint hier soir dans la capitale centrafricaine, explique :

« Il était évident que le départ de Michel Djotodjia n'allait pas résoudre d'un coup de baguette magique l'équation sécuritaire. La situation sécuritaire sur le terrain est assez gelée. On a encore entendu des coups de feu cette nuit en ville. Il y a encore des combattants de la Séléka rassemblés en ville dans différents camps militaires. Il a y a encore les anti-Balaka qui sont aussi à proximité de Bangui. Donc, on est dans une situation sécuritaire qui n'a pas évolué. »

C'est probablement à Bossangoa, là où les premières violences ont éclaté en septembre dernier, qu'il est le plus difficile de mettre fin aux représailles.

Zentralafrikanische Republik Rücktritt Djotodia

Les Centrafricains ont célébré le départ de Djotodia.

Difficile réconciliation

Les ex-rebelles de la Séléka, mouvement qui a conduit l'ancien président Michel Djotodia au pouvoir, et les milices d'autodéfense, les « anti-balaka », s'affrontent toujours.

Selon l'évêque de Bossangoa, Monseigneur Nestor Aziagbia, autant les ex-Séléka que les anti-balaka retardent le processus de réconciliation. Pour lui, chaque jour qui passe compte de nouveaux morts et déplacés. Le même constat est fait par Abdou Dieng, coordinateur humanitaire pour les Nations Unies. L'évêque de Bossangoa affirme également qu'il n'y a « plus d'Etat, plus d'administration, plus de juge, bref personne » dans sa ville.

Tous les représentants de l'Etat ont fui. Bossangoa, selon l'évêque, est une ville de déplacés ; la quasi-totalité de la population a fui.

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