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Tibet: Manifestation de moines bouddhistes devant des journalistes étrangers

Une cinquantaine de moines tibétains a interrompu une visite officielle de journalistes étrangers à Lhassa. Ils ont exprimé leur soutien au Dalai Lama.

A Tibetan Buddhist monk, right, looks at a photographer while others surround the foreign journalists at the Jokhang Temple, one of Tibet's holiest shrines in Lhasa, capital of China's Tibet Autonomous Region Thursday, March 27, 2008. A government-managed visit by foreign reporters to Tibet's capital backfired Thursday when Buddhist monks disrupted the tour, screaming that there was no religious freedom and that the Dalai Lama was not to blame for Lhasa's recent violence. (AP Photo/Andy Wong)

Moine tibétain

Pékin organise depuis hier une opération de communication à destination des médias étrangers. Pour la première fois depuis le 14 mars et le début des émeutes à Lhassa, 26 journalistes ont en effet été autorisés à se rendre dans la capitale tibétaine. Un voyage surveillé et organisé par les autorités chinoises, qui ne sont néanmoins pas parvenues à masquer la réalité de la situation.

La Chine organise en effet au Tibet depuis hier, et pour trois jours, un voyage de presse officiel pour 26 journalistes étrangers.

Tibetan protesters riot against Chinese rule at Bakhor Square in Lhasa, the regional capital of Tibet, China, on Friday March 14, 2008. (AP Photo/Andreas Steinbichler)

Manifestants à Lhasa, la capitale tibétaine, la semaine dernière

Cette visite est destinée à donner au monde une image apaisée du Tibet et à prouver que Pékin contrôle de nouveau la région après deux semaines de violentes émeutes anti-chinoises.

Mais personne n'est dupe de la mise en scène orchestrée par les autorités . La chaîne anglaise BBC a diffusé les premières images de ce voyage. Des images qui ont été commentées par un reporter présent sur place.
Pourtant, Pékin fait tout depuis quelques jours pour détourner l'attention des pays occidentaux, de plus en plus critiques envers la gestion de la crise par le gouvernement . Les autorités chinoises distillent des discours de haines envers le Dalai Lama, accusé d'être à l'origine des troubles et de vouloir faire chuter le gouvernement de Hu Jintao. Le journaliste de la BBC, présent depuis hier à Lhassa, a lui aussi pu entendre ce genre de discours officiels.

Tibetan spiritual leader the Dalai Lama gestures, as he talks to the media, while arriving for a meditation workshop organized by the Foundation for Universal Responsibility in New Delhi, India, Tuesday, March 25, 2008. (AP Photo/Mustafa Quraishi)

Le chef spirituel tibétain, le Dalai lama, devant les médias, mardi


Mais tous les efforts déployés par Pékin n'auront pas suffi. Alors que le groupe de journalistes se trouvaient dans un temple du centre-ville de la capitale tibétaine pour écouter le discours d'un officiel chinois, un groupe de “ 50 à 60 moines” bouddhistes a fait irruption dans la salle, selon un journaliste qui participait au voyage. Ils ont scandé des slogans de soutien au Dalai-Lama et ont accusé les responsables chinois présents sur place d'être des menteurs. Le groupe de journalistes a immédiatement été invité à quitter les lieux.

Chinese security officers patrol a square with the Potala Palace, the Dalai Lama's former residence, seen at the background in Lhasa, capital of southwest China's Tibet Autonomous Region, China, Wednesday, March 26, 2008. The first group of foreign journalists allowed into Tibet since anti-government riots broke out has arrived in Lhasa on Wednesday. (AP Photo/Andy Wong)

soldats de l'armée chinoise à Lhasa

Toujours selon la même source, les moines tibétains se sont quant à eux dits conscients qu'ils allaient être arrêtés après cette manifestation. Aucune image des lamas n'a été diffusée, en raison d'une censure chinoise désormais quotidienne. Cet incident écorne néanmoins la propagande de Pékin qui affirme avoir la situation sous contrôle. Il prouve par contre que la colère gronde toujours au Tibet.
La visite organisée des 26 journalistes étrangers, qui doit se porusuivre aujourd'hui et demain, est donc d'ores et déjá un échec.